‹ Les Amis oubliés de Port RoyalChapitre 79 sur 103 · Sainte-Beuve, Porl-Royal, t. II, p · texte numérisé non relu

Sainte-Beuve, Porl-Royal, t. II, p

4. Mémoires de Madame de Motleville, Paris, 1855, t. I, p. 157.

intrigues*, que son excellent cœur désavouait parfois pour le ramener à ses anciens amis 2.

Le P. Vincent a beaucoup contribué, sans le vouloir bien entendu, à l'avilissement du bas clergé, par le défaut de préparation et de science. M. de Saint-Cyran avait une conception plus haute de la dignité des fonctions sacerdotales. Le prêtre en lui était aussi proche voisin de l'évêque de Genève que le directeur. M"^ de Chantai le savait et il était naturel qu'elle allât chercher du secours, dans sa détresse morale, près de l'homme qu'elle savait avoir de très hauts concepts sur les fonctions sacerdotales, sur le rôle des directeurs, sur la dignité et l'indépendance des âmes.

M. de Saint-Gyran « travaillait à faire que ceux qui « s'adressaient à lui fussent des victimes, des prêtres et « des autels, toujours préparés à immoler au Dieu suce prême ce qui ne devait subsister que pendant le temps, « afin d'être associés à un sacerdoce qui doit être éter- « nel 3. » Ceci nous rappelle assez bien, et sous une forme d'une saisissante grandeur, le complet dénuement qu'exigeait saint François de Sales des âmes fortes *.

Dans une lettre à « une personne de condition » de ses amis, M. de Saint-Cyran écrivait :

« Si vous vivez avec ce détachement dans votre cœur,

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