Mémoires de Godefroi Hermanl, loc. cit., t. II, p
2. LancelOt, Mémoires, loc. cit., t. II, p. 293. Mémoires de Godefroi Hermanl, loc. cit., t. II, p. 94 et 150.
3. GuiLBERT, Mémoires hist., loc. cit., t. II, p. 150. À. « Ce savant homme (M. de Saint-Cyran) n'avait point d'autre
sentiments que ceux qu'il avait puisés dans l'Écriture Sainte ai dans la tradition de lÉglise. Il ne parlait point d'autre langage qu« celui de la parole de Dieu ; et, bien loin de conduire les âmes pj des voies particulières et écartées, il ne savait point, pour lei mener à Dieu, d'autre chemin que celui de la pénitence et de 11 charité. » (Racine. Abrégé de l'histoire de Port-Boyal, loc. cit^ p. 21.)
votre seul amour pour Jésus-Christ qui n'est rien que cette faim et cette soif de la justice, dont il parle dans son Evangile, vous conduira à la sainte communion presque tous les jours si vous voulez *. »
Aujourd'hui on dit plutôt : l'usage de la communion vous conduira à la faim et à la soif de la justice, mais le cœur et la raison restent incrédules, et volontiers ils répètent avec saint François de Sales : « Je ne sais, « j'aime le train des saints devanciers et des simples. »
Le prudent directeur ajoutait :
M Dès qu'un homme commence à mener une bonne vie dans la séparation du monde, il se rend digne d'approcher souvent de la sainte Eucharistie, sans qu'il soit besoin d'autre préparation que d'aller de sa chambre à l!église lorsqu'il y va pour entendre la messe 2. »
Nous l'avons déjà prouvé, en étudiant M. de Saint- Cyran comme directeur, toute sa doctrine se résumait en trois mot : tout par amour.
De ceci nous pouvons conclure que M""^ de Chpntal, droite, énergique, clairvoyante, ayant acquis le discernement et l'indépendance d'esprit par vingt ans de rapports journaliers avec le monde ecclésiastique, habituée à la sainte et savante direction de saint François de Sales, et ayant pu constater, chaque jour, le plus ou moins d'action sur les âmes des différents directeurs, allait à M. de Saint-Cyran parce qu'il était plus loin du monde que tous les autres, plus détaché, plus savant, et que sa doctrine entraînait les âmes vers un ciel plus serein, plus haut, plus pur.