‹ Les Amis oubliés de Port RoyalChapitre 81 sur 103 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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i>li> SAINTE JKANNE DE CHANTAL

Le P. Vincent et le P. de Gondren avaient consenti au divorce de Monsieur réclamé par Richelieu. M""* de Chantai le savait. C'était là une faiblesse opposée à sa nature énergique. Aucun fait n'est saris importance pour l'historien ; il ne peut dissimuler le plus léger sans détourner en même lemps une parcelle de lumière. Les moindres circonstances sont souvent précieuses comme indication de caractère.

Après avoir admiré et vénéré, dit Sainte-Beuve, en parlant de Vincent de Paul, il faut ajouter aussi, pour ne pas menlir à l'homme et ne pas faire rougir le saint par un faux éloge, qu'il était un peu timide et trop humble avec les puissants, un peu sujet à la crainte d'offenser les personnes de condition ; qu'il put être président du conseil de conscience de la reine Anne d'Autriche, côte à côte avec Mazarin et le chancelier Séguier, ce que certes, n'aurait pu faire Saint- Cyran *.

Le P. Vincent était supérieur de la Visitation de Paris, mais M. Singlin, l'élève de M. de Saint-Cyran, était supérieur de la Visitation de Poitiers. Une partie des monastères salésiens, supérieures et religieuses demandaient les avis de M. de Saint-Cyran 2, ou s'adressaient à la Mère Angélique. Un certain nombre d'entre eux subissaient déjà, il est vrai, l'infiltration lente de l'esprit jésuitique, mais étaient maintenus dans une paix apparente par l'influence énergique de M""® de Chantai et sa sympathie hautement avouée pour Port- Royal. L'emprisonnement de M. de Saint-Cyran, survenu à la suite d'événements publics bien connus, au

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