LtUres chrétiennes, loc. cit., t. I, p
24li SAINTE JEANNE DE CHANTAL
stance, mais aussi dans toutes les circonstances de celui-là, lesquelles vont bien loin, et dont la principale est le langage dont on use en traitant de la réception et du dot des filles.
« J'ai, ce me semble, quelque assurance qu'elle priera Dieu pour moi dans le ciel, parce que j'ai eu un grand mouvement de charité envers elle peu de temps avant sa mort, ayant su le discours parfaitement chrétien qu'elle avait tenu dans une maison religieuse, touchant l'exacte observance de cette vertu, et le regret qu'elle témoigna de ce qu'elle n'était pas pratiquée comme elle le devait être en plusieurs maisons de filles. Si vous n'êtes pas de ce nombre, vous êtes heureuse, car autant que j'en puis juger, le diable ne peut quasi entamer votre âme que par là, parce qu'en tout le reste vous paraissez pi'esque invulnérable, et il semble que le plus grand mal que vous pouvez recevoir serait des égratignures et non des blessures, etc...,* »
A une supérieure de la Visitation
De Vincennes, 17 mai 1642.
« ...Je les regarde et invoque également 2, et j'avais grande inclination pour l'un et pour l'autre, encore que Dieu n'ait pas permis que je les aie jamais vus. Mais je ne les regarde pas moins que si j'eusse joui de ce bonheur, et me conlîe en eux, jugeant de leur affection envers moi, par celle que Dieu m'a donnée envers eux. Je crois qu'on doit les regarder tous deux également. Il n'y a rien à partager entre deux âmes qui n'en font qu'une et un esprit... ^ «
Deux supérieures de la Visitation de Paris allaient se signaler par leur animosité contre Port-Royal, et Tune