Saixth Beuve, Porl-Royal, t. I, p
toul diiïérenl de celui qu'il tient. Il y a des hommes qui servent la vérité en défendant la vérité : pour vous, Monseigneur, vous avez trouvé le secret de la servir plus efficacement. Un seul de vos écrits doit faire plus de tort à la cause que vous soutenez, que tout ce que nous faisons pour en montrer le faible...*
M ...On ne voit pas le tort que l'on fait à la mémoii^e de M. Vincent, en lui mettant dans la bouche les discours qu'on lui fait tenir contre M. de Saint-Cyran. Si ces discours sont véritables, j'oppose le bienheureux Vincent au bienheureux Vincent, et je demande pourquoi, tenant M, de Saint-Cyran pour un hérétique ti^ès pernicieux, il ne l'a pas dénoncé ...^
« ...Je sais que l'on a eu la bassesse de produire au procès de la béatification de M. Vincent, un certificat de M. Palus, évêque d'Héliopolis, qui autorise une partie des discours calomnieux que l'on met dans la bouche de ce bienheureux contre, M. de Saint-Cyran. C'est à ceux qui, dans ces jours déplorables, ont cru avancer par là la béatification de M. ^'incent, à montrer l'équité de cette démarche. Elle n'a pu contribuer à la félicité du nouveau saint, mais elle pourrait retarder celle de quelques-uns de ses enfants ...^
« ...Croient-ils qu'il soit permis de parler mal de ce grand serviteur de Dieu (M. de Saint-Cyran), parce que les Jésuites et leurs adhérents le font ? Que peuvent-ils espérer de cette union? S'ils y trouvent quelque avantage temporel, qu'en l'eviendra-t-il au bienheui-eux Vincent ? Est-ce une gloii^e pour saint Epiphane d'avoir été uni avec Théophile contre saint Chrysostôme? Il ne faut point rougir pour M. Vincent de l'amitié qu'il a témoignée à M. de Saint-Cyran ; ce n'est point une tache dans la vie du cardinal de Béi'ulle et de la Mère de Chantai de les voir unis à cet illustre abbé ...'^ >'
Dans cette lettre du 3 juillet 1730, Colberl parlait
1. Lancelot. Mémoires, loc. cit., l. II, p. 47?. V. Ibid., p. 48î>.