‹ Les Amis oubliés de Port RoyalChapitre 98 sur 103 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

incidemment de l'amitié du cardinal de Bérulle et de celle de M"" de Chantai pour l'abbé de Saint-Gjran, comme d'un fait non discuté et qui n'avait pas besoin d'être prouvé. Il faisait ressortir l'étrange attitude des disciples du P, Vincent qui abusaient de leur rôle de disciples pour trahir les amitiés de leur maître. Les ennemis de Port-Royal voulaient que la béatification du P. Vincent fût obtenue contre les partisans du célèbre monastère ; or, les rapports du nouveau bienheureux en voie de canonisation avec l'abbé de Saint-Cyran étaient aussi publics et aussi constants que ceux de la fondatrice de la Visitation avec tout Port-Royal. Gomment mener de front une accusation d'hérésie avec ces canonisations successives des plus intimes amis de ceux dont on voulait ternir la mémoire? La calomnie, Tintimidation, tous les procédés ordinaires furent mis en œuvre. Ici nous citons Sainte-Beuve :

Qu'il est triste de voir de saintes mémoires ainsi tiraillées au gré des passions ! Abelly, le moelleux Abelly raillé par Boileau, et qui fut le premier biographe de Vincent de Paul, les Jésuites depuis dans leurs Mémoires de Trévoux, le Père Daniel dans sa Lettre à une Dame de qualité. Collet dans sa nouvelle Vie de saint Vincent, ont étrangement et, j'oserai dire, odieusement abusé de l'autorité acquise à la vertu du vénérable Bienheureux, pour charger la doctrine et le nom de Saint-Cyran *.

Mais ce n'est pas ici le lieu de parler de saint Vinrent de Paul. Déjà je n'ai cité la lettre de lévêque de Montpellier que pour mettre en lumière l'opinion constante des auteurs du xviii« siècle, sur les rapports qui unirent sainte Chantai à Port-Royal. Que peuvent peser,

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