‹ Les amoureux de Madame SévignéChapitre 2 sur 28 · PRÉFACE. III · texte numérisé non relu

PRÉFACE. III

éclairé et lettré, comme les écrits si divers des Rœderer et des TValckenaër, de M. Cousin, de M. Sainte-Beuve, de M. Michelet, de Bordas-Dumoulin, de M. Pierre Clément, de M. P. Lanfrey, de M. Alexandre Thomas, de M. Edouard Fournier, qui tous ont traité du xvne siècle, et qui ne s'en sont pas repentis.

A qui persuadera-t-on qu'une grande époque livre tout d'un coup son secret? Est-ce que l'histoire politique ou littéraire, philosophique ou morale, a jamais été autre chose qu'une libre série d'interprétations ? Est-ce qu'elle ne se transforme pas chaque jour, en raison des perspectives nouvelles, des événements récents, et même des facultés particulières de l'historien "? Il n'y a que ces aveugles-nés qui ne savent rien que par ouï-dire, il n'y a vraiment que ceux-là qui croient aux époques épuisées, aux sujets rebattus, aux clichés définitifs et sacrés de l'histoire immuable. Comme ils sont absolument sans regard, ces infimes Vertot qui n'ont jamais fait leur siège, ils crient avec dédain aux esprits clairvoyants : « Ne regardez pas de ce côté ; tout est vu ! »

Si l'on écoutait les aveugles, il n'y aurait qu'à fermer les yeux sur ce vieil univers ; si l'on écoutait

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