X PRÉFACE
Le curieux qui prendrait le conteur pour guide courrait grand risque de ne ])as retrouver son chemin, tracé dans le premier chapitre.
L'Institution de Sainte-Périne n'existe plus dans le Paris des Champs-Élysees. Rejeté avec raison à Auteuil, éloigné des agitations de la ville, l'établissement a trouvé de l'air, des verdures, un calme que ne lui offraient ni le voisinage du bal du Château des Fleurs, ni la poussière des attelages allant parader au bois de Boulogne.
Les conditions de la vie subirent également la transformation de l'Institution. Le modique revenu de 750 francs qu'on exigeait des pensionnaires avant cette époque devint à peine suffisant pour l'entrée aux Petits-Ménages, car un louis, sous l'Empire, représenta à peu près la pièce de cinq francs du gouvernement constitutionnel.
L'Institution de Sainte-Périne changea de résidence et non de passions* La réalité des peintures est restée la même, et l'auteur n'a eu rien à y modifier, trop heureux qu'un changement de décor le protège désormais contre des récriminations puériles et administra^ tives.
GIIAMPFLEURY.
Sèvres, novembre 1873.
SAINTE-PÉRÎNE