‹ Les Amours d'AlcidonChapitre 7 sur 11 · SUR LE MEME SUJET · texte numérisé non relu

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Amour cueillit ces [leurs où (a) prend la belle Aurore Ses roses, ses oeillets et ses lis tour à tour ; Qu'après, ouvrant le ciel et les portes du jour, En tombant de ses mains, tout l'Orient adore.

Belles fleurs, que le ciel de tant de grâce honore, Qu'heureuses vous serez en un si beau séjour ! Vous mourrez, il est vrai, mais sur l'autel d'Amour, Autel où tous les cœurs voudraient mourir encore.

Que vous vîntes, ô fleurs, sous un heureux destin ! Vous naquîtes jadis dedans un beau jardin, Et de mourir ici vous êtes destinées.

(a) Là où.

D'avoir changé de lieu, qu'il ne vous fâche pas, Car vous mourrez bien mieux que vous n'êtes pas O Dieu ! qui n'élirait avec vous ce trépas ? [nées.

— « Je ne sais, continua Amintor, si les vers qui suivent me feront perdre la créance que j'ai ; mais jusqu'ici, je la tiens encore très assurée. »

Et, reprenant le papier, il lut les autres, qui étaient tels :

SONNET

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