I. laédit
LKS AMOIRS d'uX POÈTF. 3^7
mères, où étaient réunies les poésies, éparses dans son œuvre, que l'enfance lui avait inspirées. J'en possède un exemplaire qui renferme une dédicace dont le goût, je l'avoue, est douteux : A mon doux ange d'ici-bas, — au nom de mon ange de là-haut. V.
•Te préfère celle que porte l'exemplaire conservé par M. Planés.
Ouvrez ce livre comme un voile :
P^ous verrez au bout d'un moment Apparaître confusément Un front charmant comme une étoile' .
Ce qui manquait le plus à Juliette, ce que ne pouvaient remplacer ni les visites quotidiennes de Victor Hugo ni ses promenades avec lui le long des rochers ni les manuscrits qu'elle copiait avec autant de zèle que d'admiration, c'était la vie de famille. La présence chez elle des deux fils de son ami, quelque affection qu'elle leur eût toujours portée, ne réussissait pas à lui faire illusion*. Elle restait