‹ Les amours d'un poète; documents inédits sur Victor HugoChapitre 31 sur 131 · I. Les Misérables, a* partie, livre VI · texte numérisé non relu

I. Les Misérables, a* partie, livre VI

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planches du lliéàtre. En 1828 elle est à Bruxelles sous la garde d'une certaine dame Giraudiei-, dont elle passe pour la fdle, sans ({u'il semble < qu'elle en reçoive des conseils maternels! Piadier, de loin, la sermonne. Il paie la pension de Claiie, dont il ne peut renier la paternité, mais il alKuidonne Juliette à son sort et à ses chances. Comme les conseils lui coûtent peu, il les lui prodigue, et dans quel stvle!

Je suis coiiunc loi poco fortunato. Ta lettre ma remis du heaume dans le ventre^ car je ne reçois que des plaintes de toi cjui me tourmentent. Si tu savais combien une lettre oii tu parais contente me rend heureux! Je t'assure que si tu étais généreuse.^ lu prendrais un peu plus le dessus et tes lettres s'en ressentiraient. Allons do/u-., /'...^ le crois-tu perdue pour un revers.^ car tu n'as pas fini de souffrir. D'abord., primo, tu vivras longtemps ; ne crois pas., je t'en réponds : les gens nerveux vivent vieux. Mais il faut savoir te contenter et avoir de la philosophie. Je fais lire ta lettre à tout le monde. J'espère faire mettre sur le journal de Paris ce que diront les journaux belges, . .

[!>() LES AMOIRS D U>' POÈTE

Au nom de Dieu épargne tes affaires. Aye de la conduite une fois dans ta vie. Tu serais toujours malheureuse^ si tu ne changeais pas. Ecoute celui qui ne veut que ton bonheur. Je vais tâcher de te trouver quelque chose digne de toi., mais à la hauteur de mes moiliens. Adieu. Povre petite., du courragc, (ou/ours de l'économie et de la simplicité. Peut-on ne pas prendre ou conserver des habitudes de luxe et des dépenses inutiles^ .

Ainsi conseillée par celui qui se dit son « dévoué ami », mais dont le dévouement se dépense uniquement en phrases sentencieuses, Juliette se tire d'aflaire toute seule. Après n'avoir connu d'autre engagement que celui du Mont-de-Piété — ce mot, qu'elle écrit, atteste son enjouement dans l'infortune, — elle a la chance de rencontrer Félix Harel, qui lui trouve un emploi au théâtre royal de Bruxelles. Elle débute en janvier 1829. Un an a|)rès, rentrée à Paris, et toujours sous la protection de Harel, elle joue d'abord à la Porte-Saint-Marlin, puis à l'Odéon. Elle a des succès de jolie femme. Actrice, elle est inexpé-

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