‹ Les amours d'un poète; documents inédits sur Victor HugoChapitre 33 sur 131 · I . luedit · texte numérisé non relu

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l3o LES AMOURS d'uN POÈTE

hasard, tu te trouves être plus riche que moi^ je prendrai sans scrupule^ sans hésitation, la moitié de ta petite fortune. Si tu nas rien.) tu dois de même ne pas hésiter à partager avec tnoi le fruit de mon travail^ et f aurai bien de la force et du courage quand je travaillerai pour toi. D'autant., ma belle fille., ^J^^^ j^ '^^ ^^^^ P^^ ^^^^P comment je ferais pour vivre loin de toi. Si tu es ma femme., Julie, si tu es décidée à partager ma vie et mon avenir, quels quHls soient, il est simple et nullement répugnant pour moi de te dire : procure-moi encore cinq cents francs pour demain. Mais si tu refuses de t'associer à ma vie ou si tu y mets des restrictions., je ne peux ni ne veux accepter ce nouveau service^

Au moment où Alphonse Karr, candidat à son mariage et à son argent, la sollicite ainsi, Juliette, qui avait d'abord habité la rue des Tournelles au Marais, est passée au boulevard Saint-Martin. Quelque temps plus tard, elle occupe un luxueux appartement rue de l'Echiquier. Sa vie a changé. Elle est devenue la

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