‹ Les amours d'un poète; documents inédits sur Victor HugoChapitre 52 sur 131 · I. Inédit · texte numérisé non relu

I. Inédit

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efforts ailleurs. Cette lettre que je vous envoie m'afflige ; on me donne de l'espoir pour la fin du mois. »

Soit que le ton de ces lettres l'ait découragée, soit qu'elle ait trouvé le moyen de se tirer autrement d'affaire, Juliette ne répond pas. Et c'est AlphonseKarr qui, le 23 décembre, se rappelle à elle, et qui s'explique sur une lettre antérieure, qu'il n'avait pas reçue en temps utile :

Comme fai répondu régulièrement à vos lettres^ je ne vois pas précisément ce qui vous a empêché (sic) de répondre à une^ dont f attendais la réponse^ vous disais-je^ pour dire à mon tour ma pensée entière ; j'attends cette réponse. Néanmoins je réponds à un billet de vous que je trouve chez moi., où je rC ai pas paru depuis quelques jours. Voyez., ma chère enfant., les frais de voyage pour aller et venir et les dépenses du séjour : que restera-t-il? Et pour cela il me faut abandonner une entreprise dont le succès peut être profitable., entreprise pour laquelle j'ai pris des engagements., et qui exige ma présence à Paris. Si cette entreprise a quelque succès^ et cela ne peut être décidé qu'à la fin

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de l'Iiive?', tout ce qui me viendra de bénéfices à cette époque et plus tard est à votre service. Dans un mois et demi., f aurai d'autre part fini un livre ^ il me reviendra veut-être alors un peu d'argent; nous partagerons. Donnez-moi l'adresse de M. Vidal; ie le verrai. S'il veut entrer en arrangements avec moi. Je vous débarrasserai de cette affaire.

Adieu, Juliette. Je suis affligé que par conseils ou autrement vous n^ ayez pas gardé avec moi le ton affectueux qui convenait^ .

Ces documents éclairent en partie la crise qui faillit rompre vers la fin de i833 les relations amoureuses de YictorHugo et de Juliette. Ce fut une crise grave, mais on en dénaturerait le caractère et on en méconnaîtrait la vraie cause si on la rattachait uniquement aux embav as financiers qui avaient si tragiqueme' asToravé la situation de la maîtresse du poète. La jalousie de Victor Hugo y avait, je crois, joué le rôle essentiel. Sans que je puisse dire de quel côté ses soupçons s'égaraient, je suis sur que, rendu méfiant par le passé, il

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