‹ Les amours d'un poète; documents inédits sur Victor HugoChapitre 54 sur 131 · Inédit. — Collection Eugène Planés · texte numérisé non relu

Inédit. — Collection Eugène Planés

l88 LES AMOURS d'uN POÈTE

D'ailleurs Victor Hugo dédicaçait pour Juliette des livres qu'il n'avait pas écrits, mais dont il s'était servi. Ainsi le 3o mars i834 il lui donnait un charmant petit volume, relié en maroquin bleu par Simier, la Tyrannie heureuse ou Cromwell politiqve^ publié à Leyde en 167 1, et qu'il avait certainement utilisé pour son premier drame. La feuille de garde du commencement portait ces mots : Quand vous serez morte ^ vous ne serez pas morte ^ vous serez ange. En attendant^ soyez femme . La femme est la forme sous laquelle j'aime le mieux les anges. Le plus beau soleil pour moi est celui qui rayonne dans tes yeux^. La feuille de garde de la fin dit plus simplement : Donne-moi ton cœur^ je te donne ma vie.

L'exaltation de cet amour continuait à se heurter aux réalités et aux difficultés de la vie qui en assombrissaient les rayons. Il s'acheminait, jour par jour, vers les incidents où son sort devait, en août i83/|, se fixer définitivement.

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