I. Inédit. — Collection Henri Beialdi
LES AMOURS l)'llN POKTE I iS()
En juin Juliette écrivait à Séclian, restéson ami, une lettre qui en dit long, quoiqu'elle soit brève, sur sa situation,
Mon cher Charles. Je me suis senti le besoin de répondre sur-le-champ à votre bonne lettre^ mais j'en ai été empêchée par mille circonstances tristes et douloureuses . Pauvre ami! ne me dites pas que vous êtes malheureux à cause de moi ; cela m'afflige plus que ie ne puis vous le dire., car il ne dépend plus de moi de vous rendre heureux.
Je vous remercie de V offre que vous nie faites. Je n^ accepte pas ii présent, puisque je n ai pas besoin pour le moment de votre dévouement. Si vous passez encore devant ma blafarde maison, pensez à lever les yeux de ce côté : peut-être le hasard me favoriserat-il. Adieu., mon bon Charles. Aussitôt que je serai déménagée dans mon nouvel appartement., je vous le ferai savoir. Jusque-là je vous laisse ma pendule. Adieu et amitié toujours. — Juliette^.
Le mois de juillet, qui fut plus tranquille,