‹ Les amours d'un poète; documents inédits sur Victor HugoChapitre 58 sur 131 · Inédit · texte numérisé non relu

Inédit

LES AMOURS d'un POi:TE igS

son rue du Paradis. Oh ! cette rue est bien nommée, ma Juliette! Le ciel est pour nous dans cette rue, dans cette maison^ dans cette chambre., dans ce lit. Cest une vie nouvelle que nous commençons. Commençons-la avec notre ancien amour. Quil ny ait rien de changé qu autour de nous. Quen nous tout soit comme par le passé, tendre, bon^ sympathique, dévoué et amoureux ! Je veux toujours la même vie avec toi., seulement avec moins de pleurs dans tes yeux et plvs de sourires sur ta bouche. Cette bouche., je la baise. Sais-tu à quoi est bon le baiser ? A essuyer les larmes et à faire naître le sourire. Souris-moi * .

Ce carnet contient, avant même qu'on arrive aux pages non abordées et blanches, deux intervalles de silence : l'un du 9 au 19 juillet, l'autre du 19 juillet au 9 août. Ces deux silences n'ont pas la même cause : le premier est dû à un accident survenu à Victor Hugo; le second marque le point culminant des scènes tragiques qui trouvèrent à Brest leur dénouement.

Je ne saurais dire le genre d'accident dont

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