I. Inédit
LES AMOURS J)'UJ\ POÈTi: 24^
// est rare, vois-tu, qu'un soldat s'amourache /y un i'erre de tisane ou d'un pot de hourracJie^ !
A peine celte facétie est-elle lâchée que la mer et l'inspiration lyrique reprennent le poète, cl il écrit ces vers magnifiques ilonl rall)um que je feuillette page à page avait jusqu'ici gardé trop jalousement la- confidence.
... Un jour que mon esprit de brume était couvert,
Je gravis lentement la falaise au dos vert.
Et puis je regardai, quand je fus sur la cime.
Devant moi r air et l'onde ouvraient leur double abinie.
QueU^ue chose de grand semblait tomber des deux.
Le bruit de l'Océan, sinistre et furieux,
Couvrait de l'humble port les rumeurs pacificjues.
Le soleil, d'-où pendaient des rayons magnifiques,
A travers un réseau de nuages flottants
S'épandait sur la mer qui brillait par instants.
Le vent chassait les flots oii des formes sans nombre
Couraient. Des vagues d'eau berçaient des vagues d'ombre
L'ensemble était immense et l'on y sentait Dieu'.
La page qui suit contient un sizain contemporain à'Oceano nox.^ et dont l'inspiration n'est pas inférieure à celle de la célèbre poésie :
... La mort est sous un toit comme sur un navire. Tel qui dompta la mer sur la terre chavire-