‹ Les amours d'un poète; documents inédits sur Victor HugoChapitre 89 sur 131 · Les Contemplations, Livre II, :^x · texte numérisé non relu

Les Contemplations, Livre II, :^x

marchais aur le pavé coiwerl de givre avec une brume glacée qui me piquait le visage. J'ai fait ces vers. Ils sont un peu tristes^ mon pauvre ange., mais je crois quils contiennent cependant un bon conseil et une vraie consolation . On nous hait^ il faut nous aimer. Voici notre viatique pour l'année qui va s^ ouvrir. Et je la commence par le mot qui la finira, n est-ce pas ? Je t'aime^

Je ne sais ce qui se passait entre eux à trois heures de l'après-midi le i3 janvier de cette même année. Tout ce que sa correspondance permet d'en dire, c'est qu'elle n'avait jamais si bien senti la fierté d'aimer et d'être aimée et qu'elle remerciait son « cher adoré « d'avoir mis « encore un bonheur dans sa vie, encore une nouvelle étoile dans son ciel, encore une joie dans son âme ». Cette joie et ce bonheur alternaient avec les tristesses que la vie implacable ne lui ménageait pas et dont il la consolait, à la fin de mars, par ces vers :

Relève Ion beau front, assombri par instants; Il faut se réjouir^ car voici le printemps : Avril, saison dorée oii parmi les zéphyres,

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