‹ Les amours d'un poète; documents inédits sur Victor HugoChapitre 9 sur 131 · I. ro/ii[>(t:, I, p. i · texte numérisé non relu

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esprit et son cœur trouvaient également à s'employer, et je crois bien qu'il n'a prêté que par une fiction discrète à M. de Murçay, un héros qui lui ressemble, le « charme de cette con- \ersalion si attentive et si tendre, si variée dans son prétexte unique, et si doucement conduite ^ >->.

C'était plus que de l'amitié, sans être encore un amour qui s'avoue et qui se déclare. Sainte- Beuve a fixé le caractère de cette intimité si particulière dans une de ces analyses pénétrantes et délicates qui égalent Volupté à Adolphe et qui auraient valu à ce roman trop peu lu la même fortune s'il ne se perdait pas dans l'inutile longueur des digressions les plus imprévues. « Notre familiarité avait cela d'attravant qu'elle était indéfinie, et que le lien délicat qui flottait entre nous, n'ayant jamais été pressé, pouvait indifféremment se laisser ignorer ou sentir, et fuyait à volonté sous ce mutuel enjouement qui favorise les tendresses naissantes'. »

Au milieu de ses ennuis et de la folie de ses divagations, Sainte-Beuve ne trouvait, de son propre aveu, de point fixe et solide que dans

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