‹ Les amours d'un poète; documents inédits sur Victor HugoChapitre 94 sur 131 · Inédit · texte numérisé non relu

Inédit

n'interviendrait que comme copiste des manuscrits où ils trouveraient leur réalisation. Mais peut-être n'aurait-il pas doté sans elle la langue française de quelques-unes des efl\isions lyriques qui en fout la gloire. Je m'étonne de pouvoir ajouter à cette richesse. Et pourtant n'y a-t-il pas un nouveau chefil'œuvre, jusqu'ici inconnu, dans ces trois stances ({uc ^ ictor Hugo adressait le i" janvier 1842 à Juliette, dont les papiers intimes en avaient, comme pour tant d'autres, gardé le secret ?

Jam'ieresLrei'enn. — Ne crains rien, noble femme! Qu importe Van qui passe et ceux qui passeront! Mon amour toujours jeune est en fleur dans mon âme; Ta beauté toujours jeune est en fleur sur ton front.

Sois toujours gra<t>e et douce., 6 toi que j'idolâtre; Que ton humble auréole éblouisse les yeux! Comme on verse un lait pur dans un vase d'albâtre, Emplis de dignité ton cœur religieux.

Brave le temps qui fuit. Ta beauté te protège. Brave Vhiver! Bientôt Mai sera de retour. Dieu, pour effacer Vâge et pour fondre la neige, Nous rendra le printemps et nous laisse Vamour^.

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