‹ Les amours d'un poète (volume 2)Chapitre 12 sur 74 · f'olupte, II, p · texte numérisé non relu

f'olupte, II, p

« Les sentiments qui ont manqué des rayons du dehors dans

crois invinciblement à ton amour. Quant à un bonheur couronné de plaisir1 , f y ai toujours peu cru pour nous ici-bas ; j'y ai renoncé en mon cœur bien plus que je ne semble en ces entrevues où trop souvent t'importunent mes désirs. Si tu étais plus dévote et si tu voulais porter ensemble notre amour dans la religion, je ne t' importunerais jamais de ces choses, et notre bonheur triste d'ici-bas serait sans mélange. Va, je t'aime du profond de V âme et je sais qu'il en est ainsi de toi : pauvre amie, n'est-ce pas là une consolation sublime ? Ne soyons donc ni gais, ni riants, mais ne nous disons pas malheureux * /

Cette lettre, habile et subtile, est du meilleur Sainte-Beuve, ou, si l'on veut, du pire. Elle accuse un progrès dans sa passion, qui avoue des désirs importuns. « Que prouve un mot, si doux qu'il soit? se dit-on par ce côté

la saison propice, même quand ils mûrissent plus lard, mûrissent mollement et ne se dorent pas. »

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