‹ Les amours d'un poète (volume 2)Chapitre 13 sur 74 · Madame de Ponlivy · texte numérisé non relu

Madame de Ponlivy

« C'était l'aspect habituel de son amour : il n'y manquait rien, mais une certaine ardeur désirable ne le couronnait pas.... »

a. Inédit.

murmurant de la nature qui s'obstine à douter, qui veut en toutes choses toucher et voir. Il faut des preuves... on en réclame de vraiment sérieuses pour se convaincre. Une fois à ce degré, n'attendez plus que confusion et délire1. » Pour échapper à la confusion et au délire vers lesquels pousse Timportunité des désirs trop pressants, Sainte-Beuve se rappelle les conseils que Lamennais lui donnait à Juilly. « Si vous avez quelque liaison meilleure et préférée, si le cœur d'un être rare, un cœur ému du génie de l'amour, a défailli, s'est voilé, a redoublé de tremblement et de lumière à cause de vous, ô mon ami, ne vous effrayez pas de moi... je ne suis pas de ceux, vous le savez, qui retrancheraient toute Béatrix de devant les pas du pèlerin mortel — Mais souvenez-vous, mon ami, de ne jamais abuser du cœur qui se serait donné à vous, de ne faire de ce culte d'une créature choisie qu'une forme translucide et plus saisissable du divin Amour Fixez le rendezvous habituel en la pensée de Dieu, c'est le lieu naturel des âmes2. » Quand Sainte-Beuve

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