Guimbaud, op. cit., passim
moins vite alarmée et d'ajouter moins de foi aux cancans et aux canards parisiens. Tu sais compte je vis et quel culte pieux je professe pour V homme que j" aime plus que moimême. Cela doit suffire pour £ empêcher de croire à aucune action honteuse ou coupable ou même légère de ma part. Je ne t'en remercie pas moins du fond du cœur...
Dorénavant, quels que soient les ragots dont on t'entretienne sur moi, je te prie de ne pas m'en parler. Je n ai pas la prétention d'empêcher les petites infamies de langue des désoeuvrés et des malveillants, mais j'ai le droit de les ignorer et je veux en user. Ainsi, ma bonne Laure,je t'en prie, à l'avenir, plus un mot à ce sujet1.
Juliette, qui n'avait rien su en 18/p de l'adultère de Victor Hugo, ne fut certainement pas mise au courant de la découverte faite en 1848 par Alfred Asseline. Ce cousin germain de madame Victor Hugo, surnuméraire à la préfecture de police, sauva du feu, auquel l'avait condamnée avec des documents plus importants la prudence de M. Delessert, une