‹ Les amours d'un poète (volume 2)Chapitre 56 sur 74 · Inédit · texte numérisé non relu

Inédit

LES AMOURS D UN POÈTE 2gD

heures et feu veux au bon Dieu de ces diversions quil ni envoie dans un moment où je ne voudrais pas détourner ma pensée de toi une seule minute1

L'année 1848 s'ouvrit, pour le peuple de Paris, comme une fête, par le plus beau soleil du monde. Dans les quartiers en rumeur et au milieu des roulements du tambour, personne ne soupçonnait les événements tragiques dont elle serait pleine. Victor Hugo disait à Juliette que la fête était aussi dans son cœur. L'année 1847, une sombre année, s'était achevée sur la mort de Madame Adélaïde, « une femme intelligente et de bon conseil, écrivait l'auteur de Choses vues, qui abondait dans le sens du roi, sans jamais verser. Les pairs sont sortis des Tuileries consternés de toute cette douleur, et inquiets du choc qu'en recevra le roi. » Ce malheur de famille n'était rien à coté de l'événement qui attendait Louis-Philippe : deux mois après, la révolution emportait la monarchie et l'exilait. Cette révolution surprit Victor Hugo, dont l'évolution démocratique avait défendu la liberté sans accepter

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