‹ Les amours de Faublas balletpantomime en trois actes et quatre tableaux de MM.... et Leon (volume 2)Chapitre 20 sur 33 · BARON DE FAUBLAS , MONSIEUR DE · texte numérisé non relu

BARON DE FAUBLAS , MONSIEUR DE

LIGNOLLE, FAUBLAS dan* l'armoire.

Le baron parait de fort mauvaise humeur. Rosambert en entrant lui dit tout bas : — « Calmez-vous, monsieur, je vous » en prie. Il est venu ici en femme. . ne » le trahissez pas! » Le baron salue ces dames : la marquise lui fait une profonde révérence, madame de Lignolle un salut très sec. — « Enfin que cherchez-vous,

» monsieur? » demande le marquis de B. àu baron? Celui-ci tourne la tète du côté de Rosambert qui lui fait des signes dans lesquels il le conjure de ne pas trahir le chevalier. — « Ma fille, répond-il » enfin. — Je respire! dit la marquise. — » Elle est partie, lui répond le marquis » de B. — J’en doute. — Elle est partie, » monsieur, ajoute la marquise. — Ce- » pendant. . . — Quand on vous dit quelle

• est partie, reprend vivement madame » de Lignolle. — Madame. je vous en prie, » mêlez-vous de vos affaires. — Cela me » regarde aussi bien que vous, réplique » madame de Lignolle . a-t-on jamais » vu!. . . — Ah! je vous fais mon compli- » ment sincère, dit le marquis de B. au ba- » ron, vous avez une bien jolie fille. — » Vous trouvez, monsieur?. » et le baron hausse légèrement les épaules. « Oui !

» bien jolie, c’est possible : mais d’un » caractère , d’une étourderie qui me » causent bien des chagrins! — vrai- » ment? est-ce que?. . — Au lieu d’étu- » dier. de s’occuper comme elle devrait » le faire à son âge, elle va au bal, elle » monte à cheval, elle fait des armes. — » Comment! dit le marquis étonné. ..»

Nouveaux signes de Rosambert au baron. — • Non : non : je me trompe , » reprend celui-ci , mais elle court à » droite â gauche, je ne sais jamais où la » trouver. • Pendant que le baron énumère scs griefs, le marquis l’écoute attentivement , et monsieur de Lignolle de l’autre côté, en ayant l’air de prêter attention, rêve à ses charades depuis le commencement de la scène. En ce moment Faublas, à qui l’odeur des parfuns qu’il a répandus monte au cerveau , éternue dans l’armoire. Le marquis et M. de Lignolle saluent le baron , qui tout occupé de sa mauvaise humeur, continue sans y faire trop attention. Les deux femmes ont eu un mouvement d’inquiétude.— «Je suis las de toutes ces folies, » reprend le baron ; la patience m’échap- » pera quelque jour, et ma charmante » fille s’en ressentira. Qu’elle prenne

• garde à elle! » Faublas éternue de nouveau. Même jeu de scène de la part des deux femmes.Le marquis et M. de Lignolle saluent encore le baron. — » Que diable

> avez-vous? dit celui-ci impatienté : ce

> n’est pas moiqui ai éternué. — Ce n’est » pas vous? répond le marquis: c’est donc » monsieur de Lignolle? — Je ne sais pas » reprend ce dernier: je ne m’en suis pas » aperçu. Au fait, c’est possible. » Cependant les éternuemens recommencent ,

Mie

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