SCÈNE VU
FAUBLAS, le BARON.
Faublas s’est enfin débarrassé de monsieur de Lignolle. « J’en suis quitte . ma chère amie. . . Mon père !.. » et il reste pétrifié devant lui. « — Vous vous altcn- » dez à de justes reproches , Faublas; je » vous les épargnerai. Votre conscience » doit vous en dire plus que je ne vous » en dirai moi même. Vous aimez mada- » me de Lignolle. . . — Mon père. . — » Vous l'aimez. . vous le lui avez dit du « moins; pourquoi la tromper ? — Je ne » la trompe point, mon père. . et j’atteste » le ciel que mon amour.. — Vous avez » donc oublié Sophie . dont vous conser- » viez loujourslc portraitsur votrccœur?
» que vous deviez aimer jusqu’à la mort?.
» Vous avez donc renoncé A votre ma- » riage?..- — Jamais, mon père., renoncer
> A Sophie? oh ! personne lie l’obtiendra
> de moi... son souvenir est toujours » gravé dans ma pensée. . — Assez, assez!
t monsieur «interrompt le baron, en jetant un coup d’œil d'intérêt et de pitié du côté de madame de Ligt.olle. « Je n'ai a pas besoiu d’en savoir davantage. Ce a soir vous me suivrez. . — Mon père.. — a Silence. On vient. Continuez le rôle que a vous vous êtes fait ici. »
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