‹ Les amours de Henry IVChapitre 10 sur 30 · PREFACE. XV · texte numérisé non relu

PREFACE. XV

<c brc 1596, est une passion à laquelle toutes les autres « doivent obéissance. »

« Le seul point vraiment fixe en lui, dit M. Michelet, <( c'est qu'il fut toujours amoureux; mais, en ses plus lé- « gers caprices, le cœur était de la partie. Et voilà pour- « quoi ce règne ne tomba pas aussi bas que les satires « de l'époque pourraient le faire croire. Les femmes, « dit madame de Motteville, furent plus honorées alors « qu'au temps de la Fronde. Pourquoi cela? Le roi <c aimait. »

Et le même écrivain, en parlant de l'historien qui, de peur de paraître futile, a élagué tousles événements qui n'étaient pas graves, et consigné à la porte de son cabinet tous ces trop charmants et trop profanes fantômes, Corisande, Gabrielle, Henriette, Charlotte, regrettait un oubli que nous regardons, nous, avec cette respectueuse terreur qu'on doit aux miracles.

ce J'en ai peu profité, dit M. Michelet, pourquoi? Parce <c que le grave historien, en racontant si bien le roi, a ce presque partout caché l'homme, cet homme « ona cloyant et fuyant,» comme aurait dit Montaigne. L'os- « téologie de Henri IV et ses muscles aussi sont au com- <c plet; j'y voudrais encore son sang, les battements de « son cœur, sa vie nerveuse et ses saillies. Il fut homme « autant que personne, et les faiblesses humaines ont « influé sur lui comme sur tous. Une ligne sur Ga~ « brielle, c'est peu, trop peu, en vérité. »

C'est trop, à notre avis. Quand on veut être excentrique, il faut l'être tout à fait.

On le voit, ce Henri IV humain, ce Henri IV intime

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