‹ Les amours de Henry IVChapitre 11 sur 30 · XVI PREFACE · texte numérisé non relu

XVI PREFACE

et privé, c'était un livre à faire, et dont le besoin , comme disent les Prospectus, se faisait généralement sentir. Nous l'avons fait, nous nous sommes donné ce plaisir « de guetter ce grand homme aux petites choses. » Nous en défendrons-nous? Ne fût-ce que pour répondre aux superstitieux atrabilaires, qui nous accuseront peut-être d'avoir diminué son prestige, terni son auréole, blasphémé enfin ce culte du roi national. A ceia nous répondrons, en invoquant notre expérience personnelle, que Henri IV est de ces hommes qu'il est impossible de diminuer. Il est aimable et admirable quand même. Et je ne, crois pas que même au Siècle, même à V Opinion Nationale, on s'avise de le haïr. M. Yung a dit le mot : il n'est pas haïssable.

« Henri IV, a dit M. Villemain, est resté populaire, « parce qu'il était profondément national de cœur et ce de pensée. »

Non, — point de ces craintes et de ces reproches; Henri IV n'est point de ces hommes dont on peut dire :

Le masque tomhe, l'homme reste Et le héros s'évanouit.

Il est demeuré héroïque jusque dans ses fautes, jusque dans ses vices. Et, chose étrange! et qui peint à la fois Henri IV et les Français, il est resté cher à la mémoire du peuple. Le peuple a gardé son image dans la chaumière, sait-on pourquoi ? Justement parce qu'il fut homme. Ses passions ont plus fait pour sa gloire que ses vertus. Il est plus grand par la chronique que par l'histoire. On a oublié ses victoires, mais on se sou-

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