plus Sources. — | XII
Haec haec fides est, hoc meruit meus Ardor! Quid ultra spe miseri improba Torquemur? incassumque amantes Quod cupimus meruisse avemus ?
An quisquam inanem vanius aera Captet dolosis retibus, aut jubar | Solare consertis fenestris Quam meritis animos puellae ?
Crudele saeclum, quas neque amor movet Precesque : et ipsis de lachrymis virym
45 Ains, comme font les cigales De rosée, elles, des pleurs Trempans nos jouës palles, Se nourricent les cuœurs.
Donq, ce pendant que cet air je respire, 50 Et mes poumons degorgent leurs sanglotz, Pendant que le son de ma lire Accorde à mes souspirs declos, Les seurs des forfaitz maistresses, J'apelleray des enfers, 55 Pour estre vangeresses De mes tourmentz souffertz.
Mais qu'est ce, las, qu'est ce, las, que je crie, Et contre qui, las, moy pauvre insensé?
Elle dessert d’estre punie, 60 L'amour ayant trop offencé :
Toutesfois pornt ne merite Son tort, qu'elle soit par moy En la sorte maudite, Veu que tant je l’aymoy.
Variantes. — [XII] 45. Mais, — 60. Pour avoir l'Amour — 61. tan
Sources. — [XII] Ceu rore vocales cicadae, Exhilarant male fida corda.
Ergodum inanis pectore spiritus, Curvaeque qualiscumque sonus lyrae, Chaosque et ultrices sorores Perfidiae memores precabor ?
Quamquam quid amens heu precor”? aut cui?
Digna est, fatemur, quae pereat male.
Sed ipse non idcirco dignus Qui precer hanc modo tantum amatam.
65 Qu’ainçois encor vivante elle demeure, Et qu’elle ingrate encor nous sente amys, Si bien que devant qu’elle meure Son tort luy soit aux yeulx remis :
S'i bien qu’elle mesme sente 70 . Sa faute en ma ferme foy, Et, d’Amour se repente Avoir trompé la loy.
[XIIT]
. Tu as les yeulx de Junon, O Meline, Tes blondz cheveux sont d’Aurore les crins :
Ta langue sage, en ses clos ivoyrins, 4 Meut de Peithon la parolle benine :
De Cytherée est ta blanche poytrine, Ou sont bossez deux montetz albastrins, De Pallas sont tes doctes doigtz marbrins :
8 Tes piedz d'argent de Thetis la marine.
Variantes. — [XII] 65. Qu'icy plus tost sans peine — 68. devant ses yeux — 69. Face — 72. rompu [XII] 1. ma
Sources. — | XII]
Quin vivat : et nos nune quoque sentiat Ingrata amicos, et facinus suum Virtute de nostra fideque Colligat, et fateatur ultro.
(La dernière strophe n’a pas été imitée.) Sources. — [XIII] Anfhologia palatina, éd. F. Dübner, Paris, Didot, 1864, 3 vol. in-80, Æprgr. amat., 9h : Oppar” Eyers "Hons, Meklrn, ts yetous ’AGfvns, ToÙs pafobe Iaplne, à opupà ris Oéridoc.
Eddalpuoy 6 Bhéruv ge: totaéAGtne Oarte dxober : Aulleos à 6 œuADy : ddvaroc D' 6 Yan.
Rien n’est en {oy qui ne vienne des cieulx :
Chaque deesse en toy mit tout le mieulx 11 Qui fust en elle, et d'honneur et de grace : Bienheureux est qui te voit : plus grand heur L'homme a. qui l'oit : demydieu ton baizeur, 14 Dieu parfait est qui nù a nù t'embrasse.