‹ Les Amours de Jean-Antoine de BaïfChapitre 18 sur 64 · XIV · texte numérisé non relu

XIV

De mon vainqueur Erycine la mere Voyant un jour {a superbe beauté, Par qui le pris tu luy eusses osté 4 De celle pome aux Troyens tant amere.

Dit, Faux garçon, que veux-tu que j'espere De nostre honneur, si cette nouveauté, Ve sent un peu ta douce cruauté, 8 Dont n'est exempt des dieux mesme le pere?

Variantes. — [XIII] 12. L’heur est bien grand de te voir — 13. Est de t’ouir : — 14. Celuy est Dieu [XIV] N. B. Sonnet de vers décasyllabes dans les Amours de 1552, d’alexandrins dans les Euvres en rime. — 1. cruel veincueur Venus la douce — 2. l’orgueil de ta rare — 3. Si rare que — 4. la fatale — 5. Te dit, Ô mon mignon, .… qu'on — 6. C’est fét de nostre honeur, si ceste cruauté — 7. D'une fille nous brave : Adieu la royauté — 8. Sous qui flechist des Dieus et le maistre et

Sources. — {XIV} Marulle, £pig., lib. I, éd. ert., b v vo :

De Neaera Viderat intactam nuper Venus alma Neaeram :

Et puero : « Cessant quid tua spicula ? » ait. Cui deus humentes lachrymis dejectus ocellos, « Spicula, ait, mater, quae tenet illa, refer ».

Lo LES AMOURS DE JEAN-ANTOINE DE BAÏF.

Quel trait, quel trait, dit Amour soupirant, Pourroy-je aller encontre elle ürant, 11 S’elle detient et mon arc et ma trousse?

Son sourct courbe est mon arc. et les rais De son œil vif, sont mes fleches et trais, 144 De qui tirant tout cuœur elle detrousse.

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