‹ Les Amours de Jean-Antoine de BaïfChapitre 40 sur 64 · XLII · texte numérisé non relu

XLII

D’Amour d'Amour je fu je fu blessé, Et de mon sang la liqueur goute a goute En chaudes pleurs hors ma playe degoute, 4 Qui de couler puis le temps n’a cessé.

Je suis d'Amour st bien interessé, Que peu à peu s'enfuit ma force toute, Et quelque ongquent qu'a ma playe je boute Br, S'ans l’etancher, mon mal ne m'a laissé.

En tel estat ma blessure decline, | Que Machaon de nul just de racine,

Variantes. — |[XLI] 91. Qui de ses levres coulera, — 92. Quand sa bouche te baisera, — 94. s'enfuit, et s’en va — 95. De la par trop

lente — 96. De mon amoureuse

[XLIH] 3. tristes … de mes

yeux — 4. Et du depuis de couler n’ont — 5. Tel trait d'Amour

mon cœur a traversé, — 7. Quelqu’apareil — 8. Pour Sources. — [ XLII] Anthologie, £pigr. amat., 225 :

TEkzos Eyw tov Épura: béer dé pot Éhueos lydp, . dénpvov, DretÂs oÙrOTE TEpSOUÉVT£.

/ Elu\ yào 4 HaXOTNTUS duyavos, oùoË Moyduwv Hrté Uot mat péoux22 DevopLé VE.

TéAcpos elut, x6pn, où dE ylveo mistos A yrAXebe 4AXXEE où radouv Toy réov, be Éôakec.

11 N’en pourroyt pas amortir la poyson.

Mais pour guarir, Telephe je devienne,

Toy faite Achil, douce meurtriere mienne, 14 Qui me navras, donne moy guarison.

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