Chronologie el variantes des poésies de Pierre de Ronsard
(Revue d'histoire littéraire de la France, année 1902, pp. 29 et suiv.; année 1903, pp. 63 et suiv., etc).
fois même elle appelait ses parodies. Dans les Amours de 1552, Mastin relevait deux ou trois mots qui « n'étaient point à son gré »; nous en relèverions, et Baïf en a corrigé bien davantage. Il a supprimé quelques archaïsmes (ains, ainçois) et, parmi les néologismes, des diminutifs ({ressette, blondelette), des dérivés (montance, basseur, tendreur, desquisure, etuyer, desetuyer, ajourner (éclairer), blondement, plaisantement); des latinismes (aure, grève [ady. }); des composés (doucruel, dousucré, fierdivin, ruefroissé, souramper). En 1573, il appelle encore sa maîtresse & evantoir » de sa flamme, il ne dit plus à
son portrait :
Futur essuyotir de mes pleurs.
L'examen de ces variantes n’est pas moins utile à l'histoire de la versification. Il importe assez peu que Baïf ait d’abord fait rimer encombre et rompre’; il -est plus intéressant de noter que, sans effacer partout les hiatus, il les évite volontiers et remplace par exemple sera-elle par sera-t-elle; surtout que, après n'avoir donné en 19552 qu'un seul sonnet de vers alexandrins (Pusse-je me vanger de l'oultrage de celle), il en donne six en 1573. Cinq avaient d’abord été composés en décasyllabes (Mais, dont le prend cette cruelle envie; De mon vainqueur Erycine la mere; Quel beau maintien, quelle mignarde grace ; Lors que ma langue a demeller s'avance; Mets moy