‹ Les Amours de Jean-Antoine de BaïfChapitre 53 sur 64 · LA · texte numérisé non relu

LA

Non sans le doux ris friand. Comme, quand la mote dure.

Se resout de la froidure, Les tourtourelles jasardes, 40 Le bec au bec, havement S’entre-vont baisant tremblardes, Drillant d’un dru mouvement :

Qu’on me baise en mesme sorte :

Puis, pamée a demi morte, 45 Penchant sus la face mienne, Tes yeux floter tu feras :

Lors di que je te soutienne Evanouye en mes braz.

Alors, etroyt embrassée, 50 D'un tiede estomac pressée,

Variantes. — [VIII] 36. ris affeté — 42. movement de l'édition de 1552 est une faute d'impression. — 4g. Lors te tenant

Sources — [VIII]

Adde et blanditias, verbaque publica,

Et cum suavicrepis murmura sibilis, Risu non sine grato, Gratis non sine morsibus :

Qualeis Chaoniae garrula motibus :

Alternam tremulis rostra columbulae, Cum se dura remittit Primis bruma Favoniis.

Incumbensque meis, mentis inOps, genis, Huc illuc oculos volve natatüles, Exsanguemque lacertis Dic te sustineam meis.

Stringam nexilibus te te ego brachiis, Frigentem calido pectore comprimam, Et vitam tibi long Reddam afflumine basii,

Toy, de froyde glace pleine, Peu a peu rechauferay,

Et revivre par l’aleine

D'un long baiser te feray :

Jusques a tant que mon ame

En ces baiseretz de bame Me laissera tout en glace, Et que diray plein d'emoy Me pamant desus ta face, En tes braz ramasse moy.

Adongq, etroyt mw’embrassante,

D'un tiede estomac pressante De froyd ma poitrine pleine, Peu à peu m’echauferas,

Et revivre par l’aleine

D'un long baiser me feras.

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