XVIE
Mais que cest ivoyre blanc De ces bras mon col embrasse, Mais que l’albastre j’enlasse Aussi du tien à mon ranc.
Comme la vigne l’ormeau, Comme la tortisse chaisne Du lierre, tient le chesne Etreint d’un etroyt rameau, Et qu’en cest embrassement Un baizer long temps durable Fut a mon feu miserable Un doux rafraichissement :
Du repos ne du repas La pressante el forte envie, Hors de ta bouche, Ô ma vie, Ma bouche n’osteroyt pas.
Variantes. — [XVI] 41. Suivon la Princesse bone, — 42. De qui Si les — 43. Devant que de la vieillesse — 44. La trop severe sagesse > — 45. Rompe nos doux passetemps, — {6 à 48. 43 à 45 sauf une 2ÈS légère variante dans le dernier vers : fleury printemps. — [XVI] r1. desirable — 14. La faim la soif ny l Sources. — [XVII] Jean Second, Bas. 2, éd. cit., K 8 ve,
En ces baizers nous mourrions :
Deux amantz en bateau mesme Passez au royaume blesme 20 À jamais nous demourrions.
Ennuy ces champz odorez, Un beau printemps en toute heure Embellit cette demeure De riches fleurons dorez.
25 Les anciens amoureux, La, parmy leurs amoureuses, Vont menant danses heureuses, En ces manoyrs bien heureux.
Parfoys ils chantent a tour 30 Sous la myrtine valée, Qui de leur chant emparlée Leur retentit alentour.
Iver eté, jour et nuit, Un heureux vivre sans peine, 85 Entre eux en heur se demeine,
Variantes. — [XVII] 29. Ils y chantent tour-à-tour — 32. En — 39. En tout aise on y
Sources. — [XVII]
Vicina quantum vitis lascivit in ulmo, Et tortiles per ilicem
Brachia proceram stringunt immensam corymbi, Tantum, Neaera, si queas,
In mea nexilibus proserpere colla lacertis, Tali, Neacra, si queam,
Candida perpetuum nexu tua colla ligare, Jungens perenne basium,
Tunc me nec Cereris, nec amici cura Lyaei, Soporis aut amabilis, .
Vita tuo de purpureo divelleret ore :
Sed mutuis in osculis
Et nul malheur ne leur nuit.
De la force de ses mains Nul n’y tourmente la terre,
| Et nul sus l'onde n'y erre,
40 Comme nous autres humains.
La de son ventre sacré, N'élant du coutre blessée, Sans jamais estre lassée,
; La terre tout donne a gré.
45 L'or les ruisseaux ondoyans Traisnent a val des montagnes, Et la les peintes campagnes De fleurs d’or sont blondoyans.
Les arbres y sont dores,
50 Les fruits sont d’or, d’or les fueilles,
D'or un chacun a merveilles
A des joyaux decorez.
Variantes. — [XVII] 36. rien de mal — 39. les vagues n° — 41. De sa franche volonté — 42. Du coutre aigu non — 43. La terre n’est point — 44. De porter fruis à planté. — 45. Par — 46. L'or roule — 47. Des prez — 49 à 52. Vers supprimés dans les £Zuvres en rime. L'idée se retrouve dans la strophe insérée après le vers 44.
Additions. — (a) L’emeraude verdoyant,
Dessus la greve jettee
La ronde perle letlee,
Et le rubr flamboyant.
Sources. — [XVII]
Defectos ratis una duos portaret amanteis Ad pallidam Ditis domum.
Mox per odoratos campos et perpetuum ver Produceremur in loca,
Semper ubi, antiquis in amoribus, Heroinas Heroas inter nobileis,
Aut ducunt choreas alternave carmina laetae
ù In valle cantant Myrtea.
Si la nous allons nous deux, D'un accord l’heureuse tourbe 55 Nous salura toute courbe, Nous metant au plus haut d'eux.
Nous serons au plus haut lieu Sur des sieges verdz, Meline, Faitz, toy novelle heroïne, 60 Et moy noveau demidieu.
[XVHL
Ma petite mignonéte, Melinéte, Gaye prison de mon cueur, C’est ton ris, c'est ta minéte 5 Sadinéte,
Sources. — [XVII]
Qua violisque rosisque et flavicomis Narcissis Umbraculis trementibus
Iudit Lauri nemus, et crepitante susurro Tepidi suave sibilant
Aeternum zephyri, nee vomere saucia tellus Foecunda solvit ubera.
Turba beatorum nobis assurgeret omnis, Inque herbidis sedilibus
Inter Meonidas prima nos sede locarent, Nec ulla amatricum Jovis
Praerepto cedens indignaretur honore Nec nata Tyndaris Jove.
Sources. — | XVIII] Jean Second, Bas. 13, éd. cit., L 6 vo : Baïf, V. 73-102. — Hadrianus, Animula blandula : Baïf, v. 109 et Suiv. Les vers {Q et suivants sont une réminiscence de Pétrarque : Benedetto sia l qiorno e ’l mese e l’ anno.