‹ Les amours de MarieChapitre 16 sur 21 · SUR LA MORT DE MARIE · texte numérisé non relu

SUR LA MORT DE MARIE

Trajicit et fati liltora inagnus amor, (Properce)

Je songeais, sous l'obscur de la nuit endormie, Qu'un sépulcre entre-ouvert s'apparaissait à moi ; La mort gisait dedans toute pâle d'effroi; Dessus était écrit : Le Tombeau de Marie.

Epouvanté du songe, en sursaut je m'écrie : Amour est donc sujet à notre humaine loi? Il a perdu son règne et le meilleur de soi, Puisque par une mort sa puissance est périe.

Je n'avais achevé qu'au point du jour voici Un passant à ma porte, adeulé de souci. Qui de la triste mort m'annonça la nouvelle.

Prends courage, mon âme, il faut suivre sa fin, Je l'entends dans le ciel comme elle nous appelle : Mes pieds avec les siens ont fait même chemin.

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