‹ Les Amours de P. de Ronsard VandomoisChapitre 319 sur 446 · CCIII · texte numérisé non relu

CCIII

Le feu jumeau de ma dame brusloit Par le rayon de leur flame divine, L'amas pleureux d'une obscure bruine, 4 Qui de leur jour la lumière celoit.

Un bel arg-ent chaudement s'escouloit Dessus sa joue, en la gorge yvoirine.

Au beau séjour de sa chaste poitrine, 8 Où l'Archerot ses flèches émouloit.

De neige tiède estoit sa face pleine, D'or ses cheveux, ses deux sourcils d'ébene, 1 1 Ses yeux luisoient comme un astre fatal : Roses et lis, où la douleur contrainte Formoit l'accent de sa juste complainte, 1 4 Feu ses souspirs, ses larmes un crystal.

BIBLIOGRAPHIE Amours. 1552, 90; 1553, 224; 1567. I, 95; 1571,-2, 227; 1578,228; 1587, 200; 1592, 203; 1604, 1610, 1629, 210.

MURET

Le feu jumeau.) Il continue encor à descrire la contenance de sa dame estant ainsi faschée. L'amas pleureux.) Un amas de larmes et de pleurs, qui comme une bruine commençoit à se fondre. Bruine.) Vient de brun: ce sont petites nuées espaisses qui pendent sur le hault des montaignes. Unbel argent.)

[CCIII] VARIANTES : 1. Texte.

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