‹ Les amours de ParisChapitre 124 sur 190 · I.a chose n'clail point impossible · texte numérisé non relu

I.a chose n'clail point impossible

Quand il eut lien fouillé les carions, 11 fouilla le cabinet lui-même, espérant découvrir quelque cachette. Du premier coup il crul avoir trouvé son fait. C'était le matin n.i'me de ce jour où recommence notre histoire.

Le lerleur peut se souvenir qu'au m'ortientoù le cavalier Angelo Bembo, de retour de son expéditidn chevaleresque, ouvrait la porte pour se précipiter au secours de Rio-Santo, un des lambris de la chambre d'ÀDgus >Iac-Failane, qui venait de s'agiter et de laisser apercevoir le visage curieux du docteur Moore, se renferma tout à coup.

C.ii panneau donn-iit dans le cabinet du marquis- En l'ouvrant, Moore croyait avoir découvert une armoire secrète. Ce qu'il vit le jeta dans un extrême éionncnicnl, et il n'en eut qu'un plus grand désir de voirmieiix et davantage.

Ce fut dans la serrure de ce panneau q ail mit une pc:ile clef ^ l'instant on la voix suppliante du cava ier Angelo Bembûvinl réclamer une consolante parole pour calmer son inquiétude.

Xous avons vu comment le docteur Moore lui répondit.

Il fl' tourner doucement la petite clef dans la surrureet poussa sarts bruil le panneau. Puis il avança la tête par l'ouverture, aussi timidement que la première fois el comme , s'il ei'it craint de trouver derrifre quelq;;e menaçanic apparition.

ivfais la chambre du laird élait silencieuse el vide; on n'entendait mém^ pas la respiration d'Âugus Mac-Farlane, étouffée par les épais rideaux du lit.

Moore jeta un dernier regard sur Rio-Santo toujours immobile, et franchit le seuil.

Le premier objet qui le frappa en entrant fut le portrait suspendu entre les Jeux fenêtres. A son-a.>pect, un étonnement extrême se peignit sur son visîge. li le contempla soua divers jours, fermant les yeux un instant pour les rouvrir ensuite el mieux voir. — A mesure qn'il regardait ainsi, an reste de doute, demeuré sur sa physionomie, s'évanouissait graduellement.

— C'est bien elle ! murmura-t il enfin ; — ei, sur ma parole, elle était bini faite pour tourner la tête de l'hériiier présomptif d'un comte... c'était une ravissante créature!... Oh! pardieu, j'ai beau vouloir douter, c'est bien elle!... Mais que fait ici le por-rait de la comtesse de ^^'hile- Manor?

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