‹ Les amours de ParisChapitre 138 sur 190 · TACTES ENTRE DEUX H. A IN ES · texte numérisé non relu

TACTES ENTRE DEUX H. A IN ES

— E oulcz, Frank, écoulez à votre tour, pouisuivii Slephen; car 11 'aut (|up de tout ce.la il ressorte pour iious une certitude .. Vous continuerez ppr/s votre récit... Oh 1 cr. uzmoi, c'cbtlus c'est le même honime (jui, ii doize années "c distance, a mis le deuil dans t.os (amil es... On i:e peut pas s'y lroini)er, voyez-vous; à part ce signe dont la main de Dieu a marqué son front pour le désigne î» notie "engeance, c'est bien le même orgueil étrange au n.ilie i de la honte, la même fierté larmi le cIk?, le même audacieux courage au sein de la bassesse.

J'étais bien enfant. M n petit lit était (la.'é à m angle de cette cham'jre de la maison de Han al où cou'Jia voirc maiheureuse sœur, dans le même lit cili mon pèie, étendu, dormait, la nuit dont je vous ai pjrlé.

La porte par où vousdescend'ics dans le sûulerraii! s'ouvrit. Deux homnifs parurent.

L'un d'eux déposa sur une table le (lambeau qu'il ieni.it à la main, vt vint me mettre un mçucboir tur la b'nclie. En môme (•«mps, il se plaça entre moi el le lit, de manière à m'emp'H her de voir. .'Mais il ne s'y prit point adroi'emcni , el mon regard put se glisser entre son bras et son flan.'. Je vis tout.

L'autre homme, le plus grand, avait à lamaia deux poignards; il s'avanç:! droit vers le lit de nun i-ère et l'ai'pela tout banl par fon nom. Mon père s'évei'la en sursaut. A la vued,; cet «tranger debout .'i son > h; vet, il poussa un cri.

— Siltnce, Mac-Nab, siknee! dit l'homme reasqué, c'est moi.

— O'BreancI murniur.i mon père en courbant la tête ; je m'y a:téndais '... Je jouais ma vie; j'ai per iu!...

.— P.is encore, Mac N«b.. Debout!. . Tu sai. bien (pie je n'assassine pas, moi !... Di;bout, te dis-je ' j'ai apporté deux po giiards.

Jl-n père se leva lentement. Ma lerreur élait ."i ' on comble, mais je regadais toujours.

Qiîani m n père fut debout, celui qu'il nommait O'Breare lui iriîdit un des poigr-ards. Mon père le prit tt se mit en garde.

Le combat fut silencieux tt co;ir'. Mon père l'^nba au bout Ua quelques s-ccondes.

PA.UL FEVAL.

— Dans une heure je serai vengé! murmura t-il. O'Breane s'était penche p«ur frapper. En se relevant, son

masque se détacha. Je vis s'.n visafe pendant une sfconde, Franli... je vis sjn front rouyi par l'ardeur de la lutte, et au milieu de son front une cicatrice blanche en tout semblable à celle que voHS avez décrite.

— L'enfant tous a vu, railord ! s'écria l'homme qui me tenait.

En même temps il leva sur moi son couteau ; mais O'Breane, qui avait rfniis «on masque, lui arracha l'arme des mains et se pencha sur mon berceau.

— Pauvre enfant! murmura-t-il d'une voix douce et pleine de pitié ; Dieu sait que j'aurais voulu épargner Ion père .. Mais il était sur mon chemin... et il faut que je march-^ !

Il cuvrit la fenêtre. —Son compagnon et lui sautèrent dans la campïgne.

A mes cris, la maison fut bientôt sur pio>d, et presque aussitôt des soldats arrivèrent de Dumfries. Ils avaient été appelés par mon père.

J'indiquai la petite portf. On l'ouvrit. Derrière était ce mur dont je vous ai par é, Perceval ; mur massif, ir ébranlable, sans ouverture aucune, et dont la construction remonte évidemment à plusieurs tiècles.

— C'est étrange, murmura Frank ;— et celte circonstance dont jaserai forcé de reparler encore à la fin de mon récit' n'est pas un des moindres mystères de ce lieu faneste, Stephen. . Mais nous tâcherions vainement de le comprendre et d'ailleurs, il y a en tout ceci quelque chose de plus étran4 encore... Votre histoire ne ressemble pas seulement à ta mienne, MacNab, eile ressemble aussi ù l'histoire de ladv Oph'lia...

— Quoi !.. voulut s'écrier Stephen.

— Le secret de la comtesse de Derby ne m'appartient p5s interrompit Frank, et il ne m'est permis de m'en servir que d'une certaine faç m et vivàvis de certaines personnes Maisj'ai du moi- s le droit do m'en servir vis-à-vis de moimême, et celte révélation qui corcorde avec vos paroi s qui conr orle avec mes souvenirs, éclaire mes doutes au point de les changer presque en certitude.

Stephen, je cro=s savoir le nom de l'homme masqué qui mit à mort votre père, et le nonf du brigand qui déshonora Dia sœur...

Coïncidence extraordinaire! comme si tout entre nous deux devait être semblable, il vous sauva 'la vie daus la chape le.

Peut être même m'a-t-il épargné une fois de plus que vous... ^

Uais le bienfait est trop mince pour couvrir l'oTense.

— Ne me direz-vous point son nom ? demanda Slephen

— Ami, répondit Perctval, Je vous dirai son Hom... Mais étoutez ce qui advint à ma sœur.

la colère subite de leur chef fit sur les faux moines un effet magique... ilsreiulèr-^i.t terril'és, laissant entre eux et lui tin 'arge espace vide. Moi, je le regardais avec un étonnem' ni où il y avait de l'admiration, et je ne pouvais m'emi ê. cher de cotu parer cette superbe puissance, tournée vers le mal, à la pbissance déchue de l'archange traître à Dieu.

Li-s murmures avaient cessé. Un silence profond régnait dans la chaiifle.

— Ce jeune homme vivra, dit Son Honneur en contenant sa oix qui voulait éclali.r. — Je le veuxl

Fer.vonne n'osa répondre.

Le beau visage de Son Honneur, sans perdre son expression de hauteur inflexible et doniinatrici', était redevenu calme. Ses ïoir« sourcils traçaient sur son front, pâle maintenant, leur ligne f-rmeet pure dans sa hardiesse. La cicatrice avâii disparu.

— Milords et gentlemen, dit-il, je ne vous retiens pas... Vous pouvez vous retirer.

L'assemblée entière s'inclina respectueusement rt en silence. L'instant d'a^irès il ne restait plus dii.s la chapelle avec le chef qu'un seul moine qu'il avait arrêté d'un ges c.

— Docteur, lui dit il, versez quelqwes gouttes d'opium sur les lèvres de cette pauvre fille qui dort sous ma robe... c'est une belle et douce enfant... Eile doit être bien aimée, —et je voudrais... Maisc'est folie de regretter le pas'é, docleur.

Le moine avait pris ^ans un petit nécessaire qu'il portait sur lui une fiole dont il mouilla les lèvres de ma sœur.

— Et ce gentleman ? demanda-t-il.

— Il faut que ce jeune homiue s'endorme aussi, docteur.

— Si! refuse de boire?

— Essayez.

Lfc docteur, dont la barbe postiche était un véritable masque, disposé de manière ii cacher presque entièrement son visage, s'avança vers moi et détacha mon bâillon.

Son Honneur se promenait Irnteraent le long de la table.

Je respirai avec effort.

— A'oulezvous boire ? me dit le docteur. Je saisis la fiole et je bus.

— Qui que vous soyez, m'écriai-jiî ensuite en m'adressant au chef, je vous proclame un lâche et un misérable... Je prends la vie que vous me donnez, mais c'est pour me venger... Oii! vous n'êtes pas si bien masqué que je ne puisse vous reconnaître...

— Vous l'entendez, milord ? dit le docteur.

— Je l'entends, monsieur; mais ceux qui ont voulu se venger de moi sont morts...

Il s'approcha deraacoucheà >ontouretmerejardaenface.

— Moi aussi, je vous reconnaîtrai, murmurai il, — et s'il se peut, je vcus épargnerai.

Si cet homme est celui que je croi?, Stephen, il a tenu sa promesse ; car, lundi dernier, ma vie était entre ses mains.

Slephen croyait bien, comprendre, mais il voulait une certitude

— Lundi dernier ?... répéla-t-il.

Frank montra sa blessure.

— C'est lui qui a fait cela, murmura-t il.

— RioSanto ! s'écria Mac Nah ; je m'y attendais presque ! mai» je ne l'ai jamais vu, moi, cel bomir.c, el je ne puis savoir... Oh I il faut que je le trouve! car vous ne savez pas jusqu'où le hasard a pousssla psrité de nos malheurs à tous deux... vcus ne savez pas jusqu'à quel point notre haine a mêmes mollis et même mesure... vous i,e (onnaissez que la ressemblance de nos griets passés... Eli bien! la présent aussi nous rapjiroche! cet homme qui se met entre vous et miss ïrevor, c'est lui qui me ferme le cœur de Clary.

— Se peut il?... interrompit Frank.

— C'est lui que Clary aime de cette tendresse inconcevable dont la source est un mystère comme loulce qui enlouie cel homme!... c'est lui qui l'a enlevée peut-être ..

Stephen raconta ici es détail la scèiie de Temple-Churili, et, à la description qu'il fit du beau rêveur, Frank ne put méconnaître le marquis de Rio-Santo.

— Oui, dit-il après un siience, vous aviz des droits égaux aux miens, et Dieu veut que nous nous vengions ensemble...

El celle ressemlslsnce que vous avez trouvée entre 1 homme de TempleCliurch et l'assassin de votre pèce est une preuve de pus ajoutée à tant d'autres preuves. Car cVsl sans nous être ooncertés que nous l'avons reconnu tous Ifs deux ..

Stephen se leva et se dirigea vers la porte.

— Ou allez-vous? lui demanda Frank.

— Je va^s me battre avec le marquis de»Rio-SaBlo, répo 'dit lejcuBe n:é;lc in, que la colère uietlaitliors de son sangfroid naturel; — peut être ser^i-je plus Iv^ureux que vous, Percpval... sinon... vous aurez à vei<g>'r un frère avec votre sœur... Adieu!

— Restez! :^]écria Frank avec reproche; voulez-vous donc profiter de ma blessure? Ah! Stephen!.. . voici la première fois que je vous trouve égoïste el injuste !

Slephen revint vers le lit et pressa entre ses mains la main de Perceval.

— Pardon, murmura lil, mais c'est que je n'ai point de nouvelles de Clary, Frank...

Celui-ci reje.ia ses couvertures cl mit ses deux pieds sur

LES MYSTÈRES DE LONDRES

le tapis d'un geste si rapide, que Stephen ne put songer i\ le prévenir.

— Voyez, ami, voyez ! dit-il, je suis fort déjà, et je ne vous ferai pas longtemps attendre... Oh! ma pauvre Harrietl ajouta til en étendant ses mains jointes vers le portrait de sa sœur ; vous êtes au ciel où l'on pardonne... mais sur terre, on se venge... Oh! vous aimiez l'honneur, Harriet, et vous étiez d'É osse... Jusque sous l'œil de Dieu, vous sourirez au châtiment de cet homme.

Comme elle était belle, n'est-ce pas, Stephen? Avez -vous vu parfois tant de sereine candeur jointe à cette couronne de douce mélancolie qui descend sur son front de vierge, comme un présage de mort précose... On dit dans nos montagnes, vous savez, que ces fronts célestes font envie aux anges et appellent le trépas.,.

Mon Dieu! que Je l'ai pleurée !

Quelques mots sclièveront mon récit, Mac-Nab, reprit il en faisant violence à sa voix qu'étouffait une soudaine bouffée de douleur; — le chef et celui qu'il appelait le docteur se retirèrent. Je demeurai seul avec Harriet endormie.

On m'avait enlevé une partie de mes liens. Je me traînai jusqu'auprès de ma sœur et je soulevai le voile de sole qui la recouvrait.

Elle souriait tendrement, et, dans son rêve, elle prononçait le nem aimé d'Henry Dutton.

Pauvre sœur!

Je m'assis auprès d'elle. Le sommeil me gagnait. Je me sentis perdre connaissance au moment où je mettais un bai sersur son froiil.

Combien de temps reslai-je sous le coup du narcotique, je ne saurais le dire au juste, mais il y a loin de Crewe à Dudley-CaslIe, qui est entre Peebles et Middieton. Il fallut sans doute plus d'un jour pour franchir cette distance, par les routes dcfoncées de l'Ecosse du sud— El pourtant, lorsque je m'éveillai, Stephen, je me trouvai en vue du chftteau de ma mère Le soleil se levait derrière les rians coteaux de Lauder. Nous étions, ma sœur et moi , dans notre chaise de voyage. Harriet dormait toujours.

La chaise était dételée ; chevaux et postillons avaient disparu

Je gagnai la grilie du parc et j'appelai. Ma sœur fut transportée à la maison.

Elle s'évi'illa. Sonp-craier regardait pour moi.

— Frank, dit-elle, je me souviens ..je sais .. Il faudra que j e meure.

Depuisce jour, Stephen, je n'entendis jamais ma pauvre Harriet prononcer uneparole Elle s'éteignit lentement, entre ma mère et moi, tuée par la couscience de sa honte. Parfois, tant que durèrent les beaux jours, elle allait s'asseoir dans le parc sous un chêne. Les heures passaient; elle demeurait immobile. — Ma mère la suivait en pleurant; elle se mourait à la voir ainsi mourir.

Quand vint l'automne, ses forces l'abandonnèrent Elle ne pouvait plus aller au parc. Le souffle lui manquait.

Un soir, elle nous appela da geste, ma mère et moi, auprès de sa chaise longue. Nous nous assîmes à ses côtés. Elle mit ses mains dans les nôtres et se prit à sourire pour la premif re fois depuis six mois.

Puis elle leva ses grands yeux bleus vers le ciel.

Ma mère se laissa tomber sur ses genoux et pria. — Stephen, Harriet était morte!

Je n'avais pas attendu ce moment pour faire des démarches auprès de la justice, et le lendemain mène de mon arrivée à DudleyCastle j'avais écrit à votre oncle, monsieur Mac-Farlane, en sa qualité de magistrat du comté de Dumfries, une lettre précise, détaillée, où toute la partie de notre mystérieuse aventure qui n'avait point trait directement à l'honneur du nom de Perceval était mise au jour.

Votre oncle, Stephen, me répondit une lettre que j'ai le droit d'appeler évasive pour ne la point qualifier plus sévèrement, où il se défendait d'ouvrir nne enquête sur un fait aussi étrange, romanesque, impossible...

J'insistai d'une façon pressante et péremptoire.

L'enquête eut lieu. Elle s'ouvrit et se termira dans la

maison de Randal Graham, entre les murs de cette chambre où avait couché ma sœur. L'acte fut clos séance tenante, parce que, dès les première* lignes, ma déclaration fut jugée erronée.

En effet, l'escalier que je désignais comme m'ayant servi à descendre dans les souterrains n'existait pas. A sa place, derrière la porte, s'élevait un mur de pierre» d'une incontestable antiquité.

Quant aux souterrains eux-mêmes, vingt témoins déclarèrent qu'ils n'en avaient jamais entendu parler.

— J'aurais fait comme ces témoins, Frank, dit Stephen.

— Je vous crois, MacNab; peut-être suis-je injuste envers monsieur Ma-Farlane... Et pourtant cette chapelle maudite se trouve juste au-dessous de son château de Crewe !. . Mais il n'est pas temps pour nousd'éclaircir cette affaire, et nous avons d'autres choses à penser qu'à deviner des énigmes... Votre dessein est-il toujours de vous battre contre le marquis de Rio Santo ?

— Non, répondit Stephen.

Frank eut un mouvement de joie.

— Et moi, demanda t-il vivement, pensez-vous que je sois bientôt de force à, recommencer?

— Vous, Perceval? dit froidement Stephen; — pas plus que moi, vous ne croiserez le fer désormais avec cet homme. L'épée n'est une arme, ami, que contre un bras loyal... Avec monsieur le marquis de Ric-Santo, il faut d'autres moyens... Ne devinez-vous pas maintenant que cette scène diabolique jouée à votre chevet pour tromper James Trevor est une invention de Sa Seigneurie?

— Vous penseriez!... commença Frank.

— Je pense autre chose encore, s'écria Stephen. Undou'c que j'avais dû repousser devient pour moi une certitude.., Reronnaitriez-vous ce moine qu'on appelait le Docteur dans les souterrains de Crewe?

— Je ne sais .. Pourquoi cela P

— Mon imagination va trop vite, murmura Stephen au lieu de répondre, et je ne puis croire après tout que le docteur Moore... un de nos premiers praticiens .. s'en aille boire et danser avec des bandits sous les ruines de Sainte-Marie .. Mais la tentative d'assassinat n'en reste pas moins constante.. Et pourquoi le docteur Moore aurait-il voulu vous assassiner, Frank? ajout» le jeune médecin en s'adressant toutà-coup à Perceval.

— Vous m'avez parlé de cela, Stephen ; mais le marquis de Rio-Santo qui venait d'épargner ma vie...

— Oh ! tout grand acteur, interrompit Mac-Nab, a des délicatesses infinies dans sen jai .. Le marquis e.nun granl acteur, je pense... C'est, en tout cas, un ennemi redoutable, parce que toute arme lui est bonne...

— Nous n'avons contre lui que de la haine et des soupçons, dit Frank

— Beaucoup de haine , et de terribles soupçons , Perceval!... Donnez moi votre main... le pouls pst bon... vous selieztn étal de commencer dès ce soir la bataille!...

— Expliquez-vous, Stepbçn.

— Je vais sonner Jack... Il est sept heures et demie... Nous serons dans Regent-Streel à huit heures ..

Jack parut sur le seuil.

— Habillez votre maître, lui dit Stephen.

Frank, étonné, se laissa faire. Il n'éprouvait d'autres ressentimons de sa blessure qu'une laiblesse assez grande.

Quand le vieux valet lui eut passé son habit, î^tephen reprit :

— Faites approcher une voiture, Jack.

— Me direr.-vous enfin quel est votre projet, Mac-Nab? demanda Frank.

Stephen lui prit la main et la serra fortement.

— Ami, d til avec une fermeté calme, nous allons engager la lutte, à votre profit d'abord .. Mon tour viendra... Il faut que vous ayez un entretien particulier avec miss Mary Trevor.

— Je le voudrais .. je le voudrais au prix de mon sang, Stephen ; mais...

— Veuillez m'écoutcr... cet entretien sera le premier coup

PAUL FÉVAL

porté à l'ennemi commun... Le moyen de l'obtenir? Je n'en ai pas d'asiuré; — mais lady Oplielia est Jalouse, et nous l'ous rendons de ce pas chez lady Oplielia.

Page 1