‹ Les amours de ParisChapitre 152 sur 190 · MAGASIN DE SODA-WATER · texte numérisé non relu

MAGASIN DE SODA-WATER

Le marquis de Rio Santo quitta sa pose paresseuse et changea de ton aussitôt.

— Nous n'avons plus que bien peu de temps pour parler affaires, milord, dit-il en consultant la pendule: —je vais vous dire ce que j'attends de votre bienveillante obligeance et ce qui en résultera.

— El) ! monsieur le marquis I répliqua le Russe avec une chagrine impatience, —quant au résultat, je me fie à Votre Seigneurie... Vous avez si bien ensemencé le hasard , que veus finirez par en venir à vos fins, malgré vos alliés euxmêmes.

— Je ne prends point note de cet aveu, milord, dit sévèrement Rio-Santo , — qui jne porterait à penser que je dois compter décidément Volr'é Grâce au nombre de mes adversaires...

Tolstoï garda le silence.

— Milord, poursuivit le marquis en donnant de profondes vibrations aux notes graves et sévères de sa voix, — les Kulusow sont bien en cour et sont vos ennemis... Celui qui mettrait entre leurs niaii s la lettre dent nous partions toutà l'heiire serait le bien venu, qu'en dites-vous?

Les traits de Tolstoï se coHtractèrent à cette menace.

— Vous frappez un vaiiicu, monsieur le marquis, dit-il avec effort. Encore une fois, parlez: j'obéirai.

— Et vous n'aurez aucune peine à le faire, milord. L" bruit de l'interdit frappé sur les produits anglais se répandra de lui-même à la Bourse. Je me charge de cela. Votre rôle se bornera, lorsque quelque haussiste effaré viendra demander des renseignemens à votre hôtel , à nier maladroitement : vous savez, milord?. . à répondre de telle façon que vos négations puissent équivalo r à un aveu.

— Cela suffit, dit le prince, vous serez satisfait.

— Et Votre Grâce ne désire-t-elle point savoir le but?

— Non, milord.

Je me serais fait un plaisir de la mettre dans ma confidence. — Le mouvement de baisse sera subit et violent, d'autant plus que d'autres bruits viendront se joindre à nette fatale nouvelle.

— Ah 1 fit le prince que reprenait la curiosité diplomatique.

— Oui, milord, le gouvernement a reçu aujourd'hui même et ces dernières semaines un faisceau de dépêches ac- Câblantes»

Rio Santo lira son paquet de lettres et le parcourut tout en poursuivant :

— Trois éiablissemens de la Compagnie ont été saccagés par les Afghans.

— Bagatelle 1 dit le prince.

— Permettez... Le Sinùhy tout entier a pris les armes, poussé par des agens mystérieux qu'on pense être venus d'Europe.

— Ahifit encore Tolstoï.

— Le Haut-Canada est en pleine révolte, eî les troupes du roi y ont eu le jdessous dans deux engagemens.

— Oh ! oh! Et d'où vient cette lévolte, milord marquis?

— Des iteueurs... des gens venus d'Europe...

', — Ah! dit pour la troisième fois Tolstoï dont le regard se I fit craintif et respectueux.

— Le céleste empereur, poursuivit Rio-Sauto, vient de défendre le commerce de l'opium sur toutes ses côtes, sous peine de mort.

— Bravo! s'écria involontairement le Russe; —et qui diable a donné à ce magot une ausii excellente idée?

— Des officieux, milord, des gens venus d'Europe.

— Vous êtes un grand politique , monsieur le marquis , murmura To'stoï.

— Autre chose. Les Étals-Unis soulèvent des prétentions à propos de l'Orégon ; ils parlent d'une guerre et en parlent très haut.

— Et c'est vous encore ?

— Milord, c'est Votre Grâce qui bénévolement m'attribue tout cela. L'avidité seule des Américains suffit bien, je pense , pour expliquer ce résultat. On prétend cependaut que des gens venus d'Europe...

Le Russe montra ses longues dents en un gros et franc éclat de rire.

— Monsieur le marquis, interrompit-il, tous ces gens venus d'Europe m'ont terriblement l'air d'être de vos commisvoyageurs politiques, envoyés là pour cnsenitnciT le hasard.

— Le mot vous plaît, milord, à ce qu'il paraît, dit seulement 1*^ marquis; — en n'est pas tout... Il s'est formé en Irlande un nombreux parti qui, laissant derrière lui 1rs zélateurs de cette poliii(iue de pax, de pétitions inoUensives et de temporisation , dont l'apôtre est Daniel O'Connel , prétenl secouer effeclivnnent le jo'g et livrer ses droits raé.connus aux chances d'une bataille.

— J'attendais ce dernier trait, dit Tolstoï; —Voire Seigneurie n'a rien oublié !

— Ces bonnes .gens trouvent, milord , reprit Rio-Sanlp, que le grand agitateur se fie trop à ses moyens de procédure; ils disent que son Ame gi^ni'rouse, chrétienne, loyale , a peut être trop de répugnance à en venir ù Vullima ratio des peuples opprimés; ils'pi-nsent que Daniel OConncll, malgré son puissant et beau génie, se fait illusion eu espérant conquérir la lioerté d'un grand pays à la pointe de quelques subàlilés légales. La loi anglaise est pour iui et contre lui ; ele a des textes pourchuiun, ei, tandis qu'il temporise, un jury corrompu ne pourrait- il pas couper ses projets par la racine en fermant sur lui les portes d'une prison?

— Ces bonnes gens parlent d'or, monsieur le marquis... Et n'y a-t-il point (juclque autre chose?

— .Non, milord. C est tout, sauf quelques petits désastres de détait qià p.<sseront inaperçus dans la détresse du gouverne.) eut.

Rio -Santo remit ses lettres dans sa poche.

— J'oub iais uourtâut d'informer Votre Grâce, ajoula-t-11, que le crédit de la Co'upagnie e^t notablement ébranlé par la fuite simultanée d'une bot ne moitié de ses comptables de l'Inde, chez lesquels a surgi comme une épidémie soudaine de banqueroutes.

— Oh I oh ! (h ! Cl ia le prince en se frottant les mains , — c'est le comble 1 Par saint Nicolas I milord, si vous étiez un agent de Sa Majesté, au lieu de travailler dans un but inconnu, qui m'é happe et m'inquiète, je vous servirais comme vot e valet de chambre !

— Je vous re.id; grâce, milord. Mais ce n'est pas là le comble... Le comble, c'est la petite opération de finances dans, laquelle vous voulez b'en m'aider. Un seul lôié restcit ouvert au crédit de l'Angleterre, l'Furope, où .son commerce , violemment attaqué dans les quatre parties du monle, aurait pu essayer de refluer... De ce côté, je place Votre Grâce en ïcntinelle... Le coup que vous portez, sans trop vous d'oranger, complète 1.^ desastre. La baisse de demain , ou d'après - demain , car un dernier reiiseigi.ement qui doit fixer la d-Ue me fait défaut, aura toutes les allures d'une débâcle; - vous le croirez, milord, quand vous saurez que j'ai pour moi des porteurs pour cinq cent ni'lle livres. Or. je sais que la Trésorerie n'a pas en caisse plus d'un

million sieiling.

LES MYS-EERES DE LOXDRES.

— Il y a la Conipagnie drs Indes, dit le prinrc

— aconii'afc'iiit' dfsliides le peut en ceuioujei.t porlersccoiirs à personne.

— Mais la Ban(|ue?

— La Bamiue?... Milord, à l'henro dont je vous paile, la Banque sera des nôtres et ne paiera que pour nous,

— Coninieni cela ? dit Tolstoï étonné.

Rio-Sai'to se leva.

-»- Milord, lépliquat-il en sa'uant pour prendre congé, il n'est pas en mon pouvoir de vous contenter sur ce point... Demain, j'aurai l'iionneur de vous faire tenir de mes nouvelles.

— Monsieur le marquis, J'attendrai vos ordres.

Tolstoï reconduisit son lidte jusqu'à la dernière marche de son perron. Il suivit de l'œil la voiture emportée par le galop de son (1er attelage, et daus ce regard il n'y avait plus de haine.

— Inutile de combattre cet homme! murmura-t-il en regagnant lentement son salonl mieux vaut suivr-* son char... Allons! je vais nie rendre à la coui"... Par saint Nicolas! c'est peut-être bien ma dernière visite!

ÂH détour de la rue, l'équipage de Bio-Santo s'arrêta. Le cocher descendit de son siège et prit à pied le chemin d'Irish- House. Eieb nionia sur le siège à sa place, et sans demander la direction à prendre, lança les quatre chevaux au galop.

Fend<<nt cela, le cavalier Aiigelo Beiiibo avait rempli une partie de son ofilce ei convoqué les lerds de la Nuit. Cela fait, il se d'rigeavers Prince's Street (Bank).

A l'angle formé par cette rue et Poultry, vis-à-vis de l'embouihure de Cornhill, il y avait un petit rez-de-chaussée, jiropret etbad gconné à neuf, «lui occupait pour moitié la place tenue maintenatit par !e beau magasin d'oranges ei d'ananas ouvert sur Poaliry et Prince's Street.

Crt lut à ce rez-de chaussée que Benibo s'arrêta.

Tout avait là un asped honnête, sérieux, p acide. C'était évidemment la demeure d'un quaker ou de l'un de ces presbytériens écossais de la vieille roche qui dînent d'un texte d'éviingile, et rêvent, dans l'innoc ence de leur cœur, de têtes de rois coupées et autres frivolités bibliques.

On y faisait, seulement po^r soutenir la chair et ne point livrer l'esprii aux suggestions du oémon d'oisiveté, un tout petit commeice de soda-water.

Les chalands étaient rares. L'apparence grave, froide, taciturne du niaîirn de la maison, — ou mieux des maîtres, car deux personnes se relayaient au comptoir, éloignait plutôt qu'elle n'appelait la pratiqua, et, n'eût été le ga-çon de cave, long et maigre Irlandais «l'un passable caractère, la petite boutique se serait passée d'acheteurs.

Mais cela importait peu au saint Jede liah ^mith, qui, insoucieux des petites affaires dece monde, passait savie, comme Il le disait, » en les choses de l'esprit, mortilianl la chair et appelant le courroux du Dieu fort sur la grande prostituée qui se couche sur sept colline.«. »

Ce style apocalyptique lui avait valu la pratique de mistress Fooles , de mistress Buli et de cinq autres niistresses dont les noms harmoiiifUXOHl chatouillé agréablement plus d'une fois l'oreille des lecteurs A^. ce récit. La s.xièaie, mistreits Bloomberry, ne sefournissail point ailleurs-, mais il est juste de dire qu elle venait chez JedeUiah Smith, attirée par les t-ix piedfi du garçon de -ave, lequel avait réellement une fort galante tournure, avec son chapeau b.is de cuve, son frac b eu tiré à (|-.:atre épiiig es, ses «nex/jresst't/es couleur chamois et ses puissans souliers à boucles non crés.

Hélas ! le long garçon de cave aimait ailleurs, el mistress Bloomberry, 1 infortunée, buvait en van d atroces quantités d'eau gaz use.

B-mbo ttait jiressé. Il entra précipitamment dans le parloir où monsieur Smiih lisait à haute et nasillarde voix un chapitre de la Bible.

— yu" voulez-vous ? dit ce den ier en interromnant sa lecture, mais sans lever ses yeux protégés par un incomm nsulable garde-vue de soie verte.

— Major, répondit Bembo, jesuis enfové par monsieur Edward...

Monsieur Smith ferma prestement ss Bible.

— Chut, sigiior, chutld t-il. Appelez moi Jedediah Smith,.. Ce te niaisen est puoliijue, vous voyz

— Eli bien! monsieur Jedediah Smith, reprit Bembo, je suis envoyé pour savtir positivement où en sont les travaux,..

—Parlez plus bas, signore... Les travaux? Di'u a béni nos efforis et nous sommes désormais bien piès du but.

— Milord désire uns réponse plus précise que c^la, dl'. Benibo.

—Milord sera satisfait, signore... Prenez la peine de vous assedr un instant.

Jedediah Smith tendit sa bible in-quarto au oavalier Angelo Bembo, comme on a coutume de présenter une brochure ou un journal pour taire patienter et attendre. En même temps, il tira fortement le cordon d'une sonnette que l'on n'entendit point reiçnlir.

Bdsi! 9i'étnit assis en prévenant qu'il était pressé.

Au bout d'une minute, on put onir un pas lourd, frappant i intervalles dipes et comptés les planches de l'escalier de l'office.

— Allons, nKiiter, allons! cria monsieur Jedediah Smith.

— Tonnerre du ciel I — que diable, — répondit une voix honnête et vigoureusement timbrée, uk voici, insvpporlable commère, ma chère dame Bloomberry... car il b'y a que mistress Blooniberry au monde, vingt mille misère:-, 1 i^our venir, à celle heur>? indue, chercher sa pinte de sodaicater.

— Le livre » dit : Tu ne blaspliém-ias point! prononça monsieur Smith de sa voix la plus nasillarde.

— Dieu me damne, mon>-icur Smith l répliqua le bon capitaine Paddy O'Chrane, qui fit à ce aiomepi s<in entrée, etdont leBisigrecsrps surtit si le niementde la csge de ^e^calil•^, qu'où put croire un instant qu'il n'en sortirait jamais ; — Dieu me damne, monsieur ! si le livre dit re'a, c'est un bon livre,après ttfut, que la foudre m'écrive!.. Mais je ne vois pas l'excellente madame B oomberry, ce triste euttnnoir à thé!

—Mistress Bloomberry n'est pas ici. Paddy, et je voudrais qu'elle n'y vint jamaii, mr je soupçonne que l'aiguillon de la chair l'y amène...

— Dudiablel fit le capitaine avec une grimace.

—Je vous ai appelé, reprit monsieur Smiib, pour ré,<ondre à ce gentleman.

Paddy se tourna vers Bembo et lui offrit un salut militaire, tout en jetant sur la manche gauche de son habit bleu la serviette, signe distiiiclif de son apparente pro'ession.

— Et que veut cet honorab e gentleman? demanda-t-i!. Bembo lui répéia en peu de mots la questieti qu'il avait

faite à monsieur Smitb. Paddy se redressa et changea sa physionomie da garçon de cave contre l'air digne ti conscient de son propre mérite que nous lui connaissons.

— De sorie que, par le nom de Satan ! — que Dieu me puasse, — qu'il me punisse comme un paî.in ! dit-il en Jetant dédaigneusement sa serviette, je nep':is informer ce gentleman, — >ur ma foi, — qu'il parle, non pas à un gaiçon de pub ic-house, mais bi»iiau capitaine Paddy O'Chr^ue, ancien pa ron du sloop le Hareng, triple tempête! de U maison Gw. f n and Gwen de Cariisle, lenuerre du cie !

— Il ne s'agit pas de cela, dit monsieur Smith : répondei au gentleman.

— Que je lui réponde, mort de mes os ! que je lui réponde!., s'écria le capitaine; — Eh bien ! monsiefcr Smith, eh bien I je ne demande pas mieux eu que je sois rôti sans miséricorde durant toute l'éternité!...

— Lel vrc dit : Tune blaspnémeras point, murmura monsieur Smiih par la force de l'habitude.

— A la bonnj h^ure, m nsieur, que diable! à la bonne h-ure! le livre ne dit r:en c'est vous qui le faites bavarder... Trou d' l'tnfer' je vo»d^ ai» bieH savoir, ma foi!— Que Dieu me fiiiidroiel -à qui celn peu* porterprèjudice, monsieur 1... Quani a ce qui est de la tijiesiion dn gent eman, personne ne pouvait y répoudre mieux que moi, j'en fais seiment, si ce

PADL FEYàL.

n'esl celte ignoble masse de chair, d'os, de porter et de gin, le digoeSaunder l'Eléphant. El encore... et encore, je veux être pendu f.i Saunder a ce qu'il faut de savoir-vivre et de bonnes manières pour répondre honnêtement à la questioa du gentleman.

Bembo frappa du pied avec impatience.

— Je suis pressé, ri'^jéta-t-ll.

— Oh! diable! monsieur I... que ne ledisiez-vous toutde suite ! Eh bien ! la chose va tout doucement, Dublin n'a pas été bâti en un jour, par Dieu 1 Savez vous qu'il y a loin d'ici à l'enceinte intérieure de la Banque?... Saunder est un stupide scélérat, mais c'est un honnête garçon... Il travaille — et il boit en conscience.

— Mais enfin oti en est la mine?

— La mine, monsieur? .. je pense que vohs voulez parler du trou, par Satan!... Ma foi, il est là. sous vos pieds et sous les miens, tempête! et sous ceux de monsieur Smiih , qui fait semblant de grignoter un petit morceau d'évangile, que le diable m'emportel

— Ne puis-je y descendre avec vous? demanda Bembo.

— Si vous le pouvez? Je crois que vous le pouvez, monsieur. El pourtant, personne qae moi y met le nez d'ordinaire. . Qu'en dites-vous, monsieur Smith?

— Ce g^nti'.man vient de la part de Son Honneur, répondit monsieur Smilh.

— .\h ! qae le démon couche avec moi ! s'écria Paddy en ôtant respectueusement son (hapeau bas de cuve, —je suis les^'rviteurdugentlfman et de celui qui l'envoie... sur ma foi, c'est bien différent... Le trou est presque percp, monsieur, puisque Son Honneur veut le ssvoir, et, si la boussole ne ment pas, nous n'avon.s plus que trois iieds tout au plus pour déboucher comme d honnêtes garçons dans les caves de U Banque... Et il était temps, pardieu! car cette pauvre benne créature de Saunder, — le stupide coquia ! — ne bat plus que d'une aile et sent le dmetière d'une lieue... Ah! voyez-vous, gentleman, voilà le neuvième mois qu'il fait la taupe sous terr.", et depuis cetemps-la il a avalé plus de ruine hleu« qu'il n'en faudrait pour jeter bas dix chrétiens. Dieu puisse-t-il nous damner!., c'est-à-dire nous sauver, vous et moi, gentleman .., ainsi que monsifur Smilh lui-même !... Mais, J'y pense, puisque vous venez de la part de Son Honneur, la consigne n'est pas pour vous, et si vous aviez fantaisie de visiter le trou?...

Bembo ne put réprimer le premier mouvement de sa curiosiié surexcitée.

— Ma réponse à railord en sera plus positive, dit-il; — j'accepte votre offre, monsieur.

PjiddyOChraBe redressa sa haute taille, poussa, pour dégager sa gorge, un Dieu me damne I retentissant, qui fit tressaillir monsieur Smith, et se dirigea, au pas ordinaire, vers le trou , dans lequel ses six pieds disparurent pouce à pouce.

Le cavalier Angelo Bembo le suivit.

Au bas de c premier escalier se trouvait un petit magasin d'eau gîzeuf e, en tout semblable à ceux du commerce sérieux et ordinaire. Le capitaine Paddy traversa cet office sans s'ar. rêter et, à l'exirémité opposée, déplaça une vaste tonne qui masquait une porte.

Là commeflçait le trou percé par Saunder l'Eléphant.

— De par Satan 1 monsieur, dit le capitaine, excusez-moi si je passe U premier. Je suis chez moi.

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