‹ Les amours de ParisChapitre 41 sur 190 · I.c iiinriniis poursuivit il'iiii Ion U\iïf*r · texte numérisé non relu

I.c iiinriniis poursuivit il'iiii Ion U\iïf*r

— Au liiMi tl(.' vous ri^ouir. vous l'aiUs uni« mine dy uiurl)T... ra, plus d'une l'ois, depuis <iu(«j';ii l'Iiotuiuur de nie trouver jiver vous, je vous ni vu sur le point de nie pren- «lri> fi In î,'<>r>(e... l'n V(''rilt'". inoiisieiu' le itiic, vous iiVies piis diins votre rcMe... I.l, île deux choses l'une, ou je \ous inliniide ou point de vous liiire perdre loule prudeufo... ou je ne suis point p.irvenu enrore i'i vous l'aire loniprenrire la f,'r<iviti* de nolie situation.

— l'ar inliTiM pour moi el par pilii- pour \ous, dit nion- "■.ievir de C.onipaus, je sens lorl liien ipie je dois liWlier d'étoulVer relli' «llaire...Si je ne le senlai.s pas. HJoula-t-il, relrouNanl une lioiilli'e ite IlerU',— disiiilrrais-je '.' — l'iuis- Kons ! je siii> avez rirhe pour me prrnielire une folie. ..

Il se dirigea vers sou secrtMaireet prit lui paquet de liHh'ts de mille Ir-iucs dans l'un des tirons.

— l'eue/, reprit il en le> prêsenlani an jeune houuiK'fpii Kardait ses deux uuiins, lilanelus el d'un modèle exipU'-, mdoleininent croisi^es sur ses gtinoux ; — donne/.-moi le porlereuille el hrisoiis Ifl !

Le luaVipiis deni.-ura iininoliile.

— 'l'eue/ ! répt'la monsieur de Compans. \.f marquis piil li;- hillets el les jeta au leu. Il y avait une vini;taine de nulle Irams.

I.e dur, saisi et slupi-lait, re.uarda Itrftler ces eliill'ous li'isers ui lrausp;ireus pour l'nmour de.squels laiil de Irallquans se d. minent en e ■ ii;onde.

Cola 111 un peu de llainme et un peu de rendre.

— Monsieur le duc, dit le marquis tri\s Iroideiuenl ; — le porleleiiille eu coulienl trois ou ipiatre lois autant... r.'ost mon ar^'eul île |ioclie... .MaintenanI, veuillez m'écouler avecallenliou... I.e porlelenille contient en outre tous les litres m-CNsaires pour conslaler ma uoMe n.iis.'^aïu'e et des lellr(>s qui m'ont appris luou liisioire...

— Il vous l'spi're/... \oulnt iulerrompre le due.

— Non. mon cousin. ..je suissilr.— .\dniellou.. que nialfjro ces litres les Irilnmnux s'a\isent de ni' iloiuur toit... rien u'e^t perdu... le pnrleiiiulle me re>le el je sais où prendre la vraie l.iniille de .Maillepré...

— Vous savei cela !.. IsiUiulia luousicur de l'oaipaus l'balii.

— Oui, nuiii cousin... vous (^les Irop iicrspicace pour ne )i,is convenir avec luoi que le jaune (lastoii,— uion lioiuo- „vnie, — ou pluliM sou père. Sera charnu^ d'accepter le iiiairlii' que vous repou>sez... .l'iiuriii loujour:t tli u\ ceni cinquanle mi le Ir'iu'sde rentes, sniis parltr du plaisir que procure uiH^ verliu-use nclkiu.

— Ml ! \ous savez ce!nk..ri*ptU!\loducilont In voix iial- Imliail, épiiissiv>.

— Oui. tiuiii ciuisiii... 1:11 outre. — car il lîiul tout \)\\-- \oir, — j'ai quelque cIiom» comiiio un hoiieJicr pour le cas où il TOUS prendrait l'auUisje d'nlmser do ma coiiliden<'> ol de mi' Ir.itner d '\aiil le parquet. ..i'im'I e'sl ;;:rn\e, monsieur lii dvlc; vra niriil. il ne s'a'àl de rien nio'ius que de \()lre UMe... cinq liômmes li'nioiuneroiil. .si besoin tsl, dr votre chasse fi courre d'Iiier. dans les gnleries du IMlnis Uo>al... te frarçou des l'rères-l'rovkMii;.'iux liM)ioi};ii'ni d" la sol!iciluile ipie \ou-^ avez mise à rnivrer à mis IVais riioimite qui, deu\ heures plu-, tard, esl toinW sous le couteau h d :'uv pas il' \'.\

— Maisc'c'l iururual! l'Ala le duc. doi^t les tempes suaienl et qui Ireilililail.

— Oui, mon cousin... l-;i cdn joint .i cerlain espio!Mia;;e que \«us lailcs exercer auprès du lit de cerlain morilioud...

— Vous connaissez Josi^iu ! sVcria luouvieur de foiiipaus alli'i'è.

— lUiifinou cousin, loul |arliouliùreuieiil... Vousseulez que ci« sont lîi plii«i quo de* pn-soinplioMS. el que. sauf à lejeier le crime sur vous, nia diseuse .sera bien facile...

le marquis m< 'ev.i. rniuslndevnnl la jjlace les plis (rois- M!s de sii polonaise el pa »,>a la main pariiii les beucles de .si>s cheveux.

— Mninlenaul, mon cousin, repril-il.— il niere>|e à vous

demander purdon du vous avoir dt'raugé... .sommes-nous

anus'.'

• — Qw iMUt-il l'aire? deinunda le duc d'une voix presque

ftiinlelli^ible.

— Hieji peu de chose... in'écrire une lettre de bienvenue oîi \ ons me remercierez de vous avoir moiitrt^ mes tilrcs, où vous m'appellerez mon bien cher cousin, — el d'aulres douceurs, si vous le jul!!'/ à pri.q)OS.

— .le le lerni... Après'?

— \ oilà tout... Celte lellre vous liera les mains... l'iez- MHis à moi iKiur ne pus lais>er dans votre secrè'.,iire ma |iart des revenus de Maillepri'... Ju^iprau revoir, consui!...

\.r duc se tenait entre lo ni.irquisel lu porte. Il était p.'lle. el le lon^ de ses joues (ouraienl des leinles bleuies. Son visage ('lait ell'rayunt de colère coiitcnue el de haine prèle .'1 l'aire ex;>losion,

1:11 passant près de lui pour se ri'lirer, le marquis, par une bravaite supr^'me, lui leiidil la main.

le di;c snisil celle main, l'n ri\le ^rroiida dans sa g<H;<e. Il allira le iiiaiquis coiilro sa poitrine et l'y élreij^uil en poussant un ruiiiisemeiit sauvn«e. il venait de comprendre. IVnre celle lellre, c'èlnil se rendre à discrélion et s'enlever loul 1110} en de recommencer jamais la bataille.

(,luiconqnr' ertl assislt^ à celte scène e(5l pens(^ que c'en vtnil lail du bel adolescent, dont le corps fj;racienx niollissimI, l'ièle, entre 1er. bras robusles de Compans. — Compans voulait le luer: cela se voyait dans ses jeux égarés etlous. Il 1(> S(>couuil avec lurie ; il essayait d- l'écr.iser contre luiiiiènie.

Mais ce corps si bariiionicux et si plein de jirAces avait nous le savons, ii roccnsion, l'élaslique re.s.sorl tie l'acier. Sous celle [iwi'.i satinée, des niusiles virils se raiilisaieni loul il coup; sous c'.' cluvrme iionchalanl couvail lu force d'un atlilMe.

Les deux bras du marquis se joi^nircnl derrière les reins de Compans, qui Indineha et perdit baleine. Il lâch» prise un iiilni'.t : le marquis était libre.

Mais CoiU|ians se teiiail lou;ours entre la porte id lui. Le désesioirbrùlail diinsson œil. 11 fallait lutter à mort...

La iwihu du marquis se coula eiilie les brandebourfjs de sa polonaise. Le m.uicbe d'or ilu poignard ijui avail lue \Vesl"ru sortit à nioilié d • son sein.

Mais il y rentra aus.siUM. — Les sourcils froncés du marqui-^ se déiendireiil. Sa bouche eul un sourire moqueur.

Il baus^a les épaules d'un air de pilié malicieuse, et saisil le cordon de la sonnclle qui pendail nu coin de la c!ieuiiiii'e, avec le gesiu niiffuard d'une coiuilte attaquée.

la sonnello tiiilii. Le valet de clmmbre de ( ompans paru! aiissiliM.

1.0 marquis pas.sn devant son adversaire inquiis»;ant, salua cordialement el dit :

— .Mou cousin, au plai^jir île vous revoir... N'oubliez pas nui li'llre.

Le duc pul te voir par la croi.sée sivul/r lesU' el pimpant dans .Si» voilure qui parlil au grand Irol...

Le li'iideniain, le marquis reçut la lellre allendue el depuis lors le duc el lui vécurent en pnri'.iils cou>ins.

Mais inoiisieur le dur île Compans n'en «voit |ms lini ii\ec celle nuil du mardi ^ras IS:i!(>.

Comme nous l'avons dil, sa feriuue (.'l lui m\ aient en (urt n^auvaise iol. Ili^ence. Ils .se di'lrslaient .-iprès .s'élriï aimé-. Le duc uienn t In double \ie de friand d'ainonrel'es el de jalouji : Iturot lui .servait à la fois de limier pour le dehors el d'esp.on pour le dedans.

C.'esl une chose curieuse nssuréinent .que celln jalousie endéniiiue chez les maris-yarçons. jalousie i|ui croîl el embellil en raison «lirecle des iulidélilés CJnju;^ale^ du jaloux. Mais o'esl un si vieux sujel ([u'on userail vaini'Uienl sa plume à vouloir le rajeunir.

.Ius|u"à celle i^iotjue madame la ducîiesse avait redoulé son mari conue" on erainl un jusre sévère el inca|inhle do llécjiir. l'.Ue s'i'lftit cachée soijriieus'nienl. Ses inlti.urues s'élaieiil enliinii'c< elMiivies avec cel art inouï1)uiesl le génie féminin. I lie av.iit un am.tiil toujoujs, mais pas (ou-

l.ns AMOURS DE PARI?

Il:i

jouis le nu^me. Son mari son doiiiail. puisqu'il lo croignail; monsieur Uurol manoeavrail. — Rion ! l'anuuit do ni.'iikimo la duciiesso élail ta ctioso iulrouvablo.

Madame la durhcsso y !niHtail un lad. une dùoenco, une adresse au-tlessus de tout éloge. Cola valait presque de la vertu aupr^s des gens avauros en philosopliie el dépourvus de préjugés.

.Maisufi beau jour, tout nalurcUemenl et .n\us Uau^ilion, (■'le cessa de se l'onlraindre.

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