‹ Les amours de ParisChapitre 47 sur 190 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

DU BOCDom A, l'antichambre.

Celte révélation était attendue.

La baronne avait deviné. — Et en efi .4 quel eût pu i-lre le motif de celte haine acharnée deGa ftin contre leTaux marquis de Maillepré?...

Mais la baronne avait douté tant qu'elle avait pu, parce que la vérité lui emplissait le cœur de remords et d'épouvante...

Et cette malédiction que Gaston lançait contre son frère prétendu tomba sur elle comme nn coup de foudre.

Car c'était elle, elle seule, que Gaston accusait à son nsu de'la'mort de son père et de la ruine de sa race.

L'homme qu'elle aimait par-dessus toutes choses en ce monde, l'homme qui avait éveillé son cœur et dont le re-^ard venait de transformer sa Tranquillité fjroide en tendresses passionnées, cet homme souffrait, orphelin, pauvre, déchu.

Il luttait, écrasé par le souvenir de la puissance opulente de ses aïeux, contre sa misère présente. * Il se moiurait de ce mal patient qu'aggrave la tristesse découragée...

Et c'était elle, Carmen, qui avait fait ce deuil !...

La \ie de Gaston fléchissait, tranchée par le' coup de poignard de l'hôtel du Sauvage...

Elle se leva debout, les bras croisés sur sa poitrine.

Le livTC mobile de sa physionomie déroulait rapidement l'énergie exaltée de ses pages...

Il y avait dans son regard, qui tantôt brûlait superbe et irrité, il y avait tour à tour du découragement, du délire et un immense courroux contre elle-même.

Elle ne parlait point...

Gaston, épuisé par l'effort qu'il venait de faire, s'était laissé retomber sur l'oreiller: Sa tête se renversait, pâlie, parmi le désordre de ses cheveux.— Les plis de sa chemise étaient roses autour de son épaule. C'était un reflet du bandage sanglant qui s'apercevait à travers la toile, h l'endroit de sa blessuïe.

il fermait les yeux avec fatigue. — Ses sourcils contractés et le jeu lent des lignes de sa bouche disaient une amertume profonde.

Carmen le contempla durant quelques minutes.

Deux larmes roulèrent sur sa joue qui brûlait.

Elle se couvrit le visage de ses mains, et sa poitrine, douloureusement soulevée, se déchira en un snnglot...

Gaston roumt les yeux pour les refermer aussitôt après. Il tourna sa tête du côté de la ruelle du lit.

Carmen, navrée, tomba sur ses genoux.

— Oh! Gaston! Gaston!... dit-elle, — vous ne pouvez plus-m'aimerl...

A ce cri suppliant répondit le silence. Carmen reprit parmi ses pleurs désolés :

— Gaston, je vous demande un mot de pitié... un seul mot... Si vous saviez comme je souffre !

Le silence encore...

Carmen joignit ses mains et les éleva vers le ciej.

— Mon Dieu ! murmura-t-elle , — ne me frappez pas dans son amour... Gaston!... oh ! Gaston, pitié!...

Le silence toujours...

Les yeux de la baronne s'égarèrent ; elle jeta ses mains jointes sur le lit et colla aux couvertures son visage trempé de pleurs. — Vous eussiez vu tout son corps tressaillir aux élans saccadés d'une intolérable angoisse...

La puissante femme fléchissait plus bas que n'eût fléchi une femme ordinaire. C'était un désespoir violent qui l'é- ■ crasait...

Elle n'avait plus ressort ni soutien. — Où était sa volonté' forte?...

Plus faible qu'un enfant, elle n'avait plus que des larmes déchirantes et des plaintes. Elle était domptée. Son âme agonisait. La parole lui manquait. Elle se débattait, défaillante, sous l'horrible poids de sa torture...

Dans le silence, on n'entendit plus que le bruit de ses sanglots, qui allait s'affaiblis^ant...

Puis, au bout de quelques minutes, à ce bruit de plus en plus sourd vint se joindre le sifflement pénible de la respiration du blessé.

Gaston s'agita. — Sa poitrine étouffée cherchait de l'air, parce que l'amertume de sacoïère se fondait en une émotion d'une autre, nature.

Les sanglots de Carmen lui tombaient sur le cœur.

Il se retourna brusquement. — Lui aussi avait les yeux en pleurs.

Il vit Carmen abîmée dans sa douleur poignante. Il l'attira vers lui doucement et baisa ses cheveux.

On n'entendit plus les sanglots de Carmen. - Mais elle ne se releva pas tout de suite et sembla savourer délicieusement cette caresse inespérée.

Lorsqu'elle ^e releva enfin et qu'elL' rejeta en arrière les boucles mêlées qui couvraient son visage, une reconnaissance attendrie souriait sous ses lariues.

— Merci... murmura-t-elle.

Et, comme elle vit bien de l'amour encore dans le regard de Gaston, son àm.e seréchaufl'a; son cœur bondit, renvoyant le sang à sa joue et mettant autour de sa beauté des rayons plus suaves...

Ses larmes étaient séchées, laissant humide pourtant la soie de ses longs cils.

Il ne restait sur ses traits qu'une langueur divine, charme nouveau qui la faisait.plus sûre d'être adorée...

— C'est à moi d'implorer mon pardon, madame, dit Gaston, chez qui la passion renaissante combattait ua reste do iroideur ; — aurais-je dû vous reprocher ce qui est la faute de votre frère?... Mais si vous s.iviez comme elles ont été longues et cruelles ces sept années qui ont suivi la perte de notre espoir!...

Ses yeux quittèrent Carmen pour errer, distraits e( perdus, dans le demi-jour de l'aleôve. Il s'adressait à elle, et c'était à hii-'mônic qu'il parlait.

— Si vous nous aviez vus, poursuivit-il, — autour du lit de mort de mon père, attendant celui qui ne devait point venir!... A cette époque, i! y avait bien longtemps déjà que durait notre misère... Mes sœurs et moi nous avions grandi dans l'indigence, sous le toit d'un digne serviteur qui nous faisait l'aumône en nous appelant sesrnaîtrcs... Chassés de cet asile par la perfidie implacable de l'usurpateur de notre nom, nous avions fait un appel à la justice, et nous pouvions es[iérer emore une place parmi les égaux de nos aïeux... L'espoir, madame, l'espoir !.. cette dernière lueur qui éclairait notre nuit!... c'est votre frère qui nous a ravi l'espoir!...

Il s'animait do plus en plus, se laissant al*cr à la rancune de ses souvenirs, et ne s'apercevait point qu'il recommençait le martyre de la baronne. — Elle gardait le silence et s'épouvantait en mesuraut la portée de son crime. L'angoisse qui lui serrait le cœur n'était pas tant, il laut le dire, un remords que la peine terrible d'avoir porté aveuglément une atteinte si grave au bonheur de celui qu'elle aimait.

Courbée sous la Conscience du mal qu'elle avait Ihit, elle n'essaya point de se disculper.

Bien des fois même, poussée par le repentir, elle fut sur le point de se jeter à genoux et de dire :

— C'est moi, moi seule qui suis coupable.

Car l'amour la laisait sincère et lui donnait scrupule de tromper même par le silence.

Mais l'amour, d'un autre côté, fermait sa bouche. — Comment se condamner à la haine de Gaston?...

Celui-ci, entraîné par ses souvenirs, disait le dernier soupir de son père, à qui Dieu avait refusé toute consolation à l'heure de la mort ; — il disait la jeunesse de ses sœurs réduites à travailler pour un salaire ; sa jeunesse à lui, si triste, si différente de l'adolescence dorée de ses aïeux.

Et tandis qu'il parlait de ces obscures souffrances, il ne prenait phis garde à la barohne, parce que le propre de la plainte est de s'exalter elle-même et de se concentrer en d'égoïstes retours.

— La haine devine! reprit-il enfin, absorbé de plus en plus. — Je ne savais pas ce qu'avait fait c?A homme, et rien qu'à entendre le nom dont il se parait, pion cœur se lança contre lui... Je ne le voyais pas, et je cherchais à me figurer son visage, parce que jevoulais avoir quelque chose de saisissable à détester et à maudire... Un vLsage de femme sur un corps d'enfant !... La beauté d'un ange, pour cacher l'Ame d'un scélérat vil ! Voilà ce que j'ai vu... Et cet enfant m'a terrassé... Je crois qu'il m'a lait grâce !...

Gaston passa le revers de sa main sur son front qui éclatait.

— Ah ! s'écria-t-il dans uu soudain transport de fièvre, — si Dieu avait donné le bras d'un homme au dernier des Mailleprô, ce misérable serait mort... et je lui aurais arraché le nom de mon père !

— Pllit à Dieu qu'il en fAt ainsi ! murmura Carmen. Ces mots, balbutiés dans un soupir, arrivèrent confus à

Toreille dcGaston. Il ni^ les comprit point, mais il s'éveilla de sa rêverie courroucée.

— Pardon, madan^e, dit-il encore ;— pardon, Carmen !... m.a tête es', bien faible et je ne m'aperçois pas que ma haine doit vous être une souffrance...

— Hélas, Gaston 1 murmura la taronne ; — vous avez tant de raisons de haïr !...

Celte voix qui tombait, douce .et résignée d'une bouche si belle, amollit le cœur de Gaston. — Il prit la main de Carmen et la baisa.

— N'ai-je pas plus de raisons encore de vous aimer ? dcmand'a-t-il; — je veux tâcher désormais d'écarter ces souvenirs funestes... Je veux penser à vous toujours et ne penser qu'à vous.

Carmen releva sur Gaston son regard, (jui était calme et ferme dans sa tristesse.

j —Vous êtes bon, dit-elle ; — vous êtes génère vous remercie du fond du cœur, mais il faut que i

'eux... je que nous parlions encore de mou frère.

— Pourquoi? demanda Gaston étonné; —entre nous deux, vous devez souffrir et être indécise...

— Je vous aime uniquement en ce monde, interrompit Carmen, dont l'accent recueilli et grave exprimait la profonde dévotion de sa tendresse ; — je vous aime avant mon frère... avnjit moi-même!...

Elle se tut durant quelques secondes. — Ses beaux yeux qui se reposaient surGaston disaient l'oubli absolu de tout ce qui n'était pas son amour...

— Ces papiers qu'enleva mon frère, reprit-elle à voix basse, — mon frère doit les posséder encore... Entre lui et vous, je nesaispas balancer... ces papiers sont votre bien I

— Quoi! madame!... balbutia Gaston avec une sorte d'effroi...

Carmen eut un sourire de mère.

— Je serai si heureuse de votre bonheur!... dit-elle : — •et puis, pensez à notre Sainte, si douce, si joli», et que j'aime, moi, de toute la tendresse que vous avez pour elle...

— Pauvre Sainte !... soupira Gaston.

— 11 faut qu'elle soit heureuse, dit Carmen, — heureuse avec vous, et que vos joies égalent vos souffrances passées... Le coupable sera dépouillé: ce n'est que justice... GasJjOn, je vais vous rendre l'héritage de Maillepré...

Cet entretien avait lieu sur les derrières de la maison numéro 4 do la rue de Castiglione.

Dans une autre partie de l'appartement do madame la baronne de Koyc, deux hommes venaient d'être introduits presque en même temps et faisaient antichambre.

C'était Denisart, qui, après deux cents visites infructueuses, voyait enfin couronnée la patiente obstination de sa recherche, — et c'était Roby, qui, plus heureux, était admis dès sa troisième tentative.

Ce qui prouve bien que la vie est un jeu et que l'aveugle hasard gouverne la destinée des solliciteurs.

Car Denisart et Roby jouaient ici à peu de chose près le rôle de solliciteurs.

Roby venait, homme de fortune, flairer le terrain ; voir si madame la baronne voudrait ouvrir la main et laisser tomber sur luiquel'iues largesses.

Roby était excessivement vaniteux, mais il n'était pas fier: il avait fait bien des métiers; il avait vu bien des pays. Sa superbe s'étsit usée aux' mille frottemeiis de .sa vie d'aventures.

Il avait eu du gros orgueil autrefois pouutant, puisqu'il était poète; ruais le malîieureux était actpur^ssi ; on l'avait sifflé. — Il était commis voj-ageur ; oh>J!avait mis à la porte.

Et cela si rudement et tant de fois, qu'il s'était aplati et n'était plus que fat.

}: M avait besoin de pen, quoiqu'il dépensât beaucoup, parce qu'il ne s'inquiétait jamais du lendemain.

Rire à l'occasion, passer sa journée à l'estaminet, et bâtir, la queue eu main, autour d'un billard , des châteaux en Espagne fondés sur soa portefeuille littéraire ou sur les merveilles des machines qu'il inventait à foison ; telle était sa vocation.

Si Roby n'eût pas mangé lestement autrefois les trois mille lin-es de rente de son patrim.oine, il aurait élé. à l'heure où nous le retrouvons, un excellent bourgeois, fort I au piquet, fort à la poule, fort sur les petits verres, et digne r en tout de l'estime de s&n quartier. I Mais il avait mangé fos mille écns de rente... I De retour à Paris depuis peu de temps, après une (rès I longue absence, il n'avait point rapporté de la province I de fortes économies.

I Son avoir se composait d'un gros cahier de dessins géoî métriques où il y avait une douzaine de machines dont lo

PAUL FÉVAL

plus minco valait bien trois millions, et iruii autre sro cahier contenant les fruits de sa muse, comédies, tragédies, etc., dont il n'e>t point possible de dire au juste le prix.

Maciiinos et drames, en marchandant un peu, ou aurait eu 1« tout pour vingt francs.

Mais Roby n'avait jamais eu ro(^casion d'opérer ce rain's extraordinaire. Personne, paraîtrait-il, ne lui enviait son trésor.

Depuis son arrivée à Paris, il vivotait gagnant cà et là au billard les dîners qu'il venait de prendre à crédit, en àcomptc sur ce que lui devait la fortune.

11 était l'un des habitués de l'estaminet de l'Opéra. Monsieur Burot l'y avait rencontré et avait admiré en fln connaisseur r'^:égance suprême de ses doublé.'- et de ses Iricoles. — Un Hoc a\ail achevé de l'attondiir.

Roby et lui avaient lait comiaissance, et monsieur Burot l'avait emjiioyé avec un certain succès dans une circonstance diificile...

Quant à Denisart, il n'avait consiTvé qu'un sou venir'extrômemçnl vague de la scène nocturne de l'hôtel du Sauvage. Les conversations qu'il avait eues le lendemain ouïes jours suivans avec ses quatre convives lui en avaient appris beaucoup plus que ses propres souvenirs. La frayeur qu'il avaitéprouvée cettenuit-là, jointe à son état d'ivresse profonde, ne bissait dans sa mémoire qu'un pôle-méle confus et trouble.

Mais il avait su qu'un meurtre avait été commis, et (Qu'une comphcité mystérieuse le Hait, ainsi que ses ca narades, à une femme (fui était nraintenant une grande dame.'

Depuis lors, il avait cherché Carmen avec la patience infatigable qui élait le propre de sa nature.

Une fois, il l'avait trouvée ; Carmen s'appelait alors madame la baronne de Roye. A la vue"do Denisart, la baronne n'avait point pris la peine de dissimuler son dégoût. Elle n'avait attendu ni explication ni demande, et avant que Denisart eût ouvert la bouche, elle lui avait mis dans la main deux billets de mille francs en lui disant : « Laissezmoi !»

Denisart avait conservé de ce. lait un souvenir pieux; il s'attendrissait chaque fois qu'il y songeait. En user ainsi avec lui, c'était prendre le droit chemin do son canir.

Avec SCS deux mille francs, il avait fait imprimer wa brochure et l'avait publiée. ^

Mris dans son enthousiaste amour pour les pièces de deux sous des classes pauvres, Denisart n'avait prolsablemeiit pas mesuré la chaleur de son style. L'idée de ces cinquante mille francs pour lesipiels parfaire il ne fallait en définitive qu'un pauvre million de sous, avait exalté sa veî'vejus(]u'an délire.

Il n'eut pas le temps de voir l'eKet produit par sas prédications [^tenthropiques. Le proeureur du roi vint malencontriîMBbnt iiiiilre sa vile prose parmi tant do poésie. — DcrWwrt fut une mallii'ureuse victime du pouvoir.

Depuis c.' temps, instruit par rL-xpéilehce et pleurant sl's deux mille francs perdus, il avait retoarné .son idée sur touies les faces et cherché avec làpreté du gi'nie un biais pour amener dans sa mansarde ces millions do sous q.ue le peufile lui devait.

11 avait notamment poursuivi la baronne dont la munificence était le plus clair de .es espoirs. Mais Denisart avait été écarté tout d'abord de.-; relations qui s'étaient établies entre Carmen devenue riche et trois des convivos.deriiùtcl du Sauvage.

Roby s'était trouvé également en di.'hors d- ces relations; ils ignoraient tous les deux complélement la double existence do, Carmen.

Un consé(iuence, Denisart ne pourait la chercher que sous le nom do la baronne, tiuid's que le marquis do Mail- Icfiré pron;iit les cinq sixièmes de l'existence de Carmen.

i.ir!ir-ari 'rouvaiî poiii- rlo.e; il s'irrilaii. liiaisau dedans delui-mûmc. A l'extérieur, il gardait son oiiséqrijeux sourire et .saluait 'uien bas le valet qui leinettart d/!iors...

Ce matin, Roby et lui étaient entrés à quelques pas l'uu de l'autre. Denisart avait vu s'ouvrir cette porté toujours

fermée, avec uu véritable transport do joie ; ses yeux éblouis s'étaient incontinent représenté les vignettes aimées des billets do la Banque ; ses doigts avaient frémi au contact imaginaire de ce papier doux, transparent, froissé, qui n'a presque pas moins de charmes que l'or...

Roby était dans un coin de l'antichambre ; Denisart s'asseyait à l'autre extrémité; il y avait bien six ans qu'ils ne :<"élaient vus.

Néanmoins, du premier coup d'œil, Koby avait reconnu la laide figure du pédant.

Celui-ci, qui ne regardait jamais les gens qu'en dessous et à la dérobée, fut plus longtemps à rassembler ses souvenirs.

Lorsque son œil cauteleux eut enfin saisi le moment de se porter sur son ancien camarade, il le remit et fit uno grimace de désappointement, parce qu'il devinait en lui un rival.

Roby éclata de rire.

— Ah ! Denisart, Denisart ! dit-il en se levant et en traversant l'antichambre ; — lu ts encore plus laiil qu'autrefois!...

DenisaTt essaya de sourire.

— Que viens-tu faire ici»]emanda-t-il.

Roby se jeta sur la banqlrette et prit cette pose nonchalante qui, dans les conventions théâtrales, exprime mal ou bien la fatuité.

— Mon cher garçon, dit-il, je viens voir cette pauvre baronne.... il y a un siècle que je n'ai eu le plaisir de lui baiser la main.

— Tu la connais donc beaucoup? demanda Denisart.

— Enormément, mon cher garçon... nous en sommes au point quii je ne me formalise plus, comme tu vois, de faire antichambre chez elle.

CH.VPITRE VL

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