‹ Les amours de ParisChapitre 48 sur 190 · LE LEVER RE BIOT · texte numérisé non relu

LE LEVER RE BIOT

Denisnrt leva sur Roby tes yeux effarouchés et tâcha de bre sur sa physionomie étourdie et mobile la valeur qu'il fallait donner à ses paroles.

Roby, souriant ei content de lui-même, soutint au mi(îux cette in'icn'ogaiion muetle ; il eut même la corapiaisance decontemphr durant deux ou trois secondes la rosace du plafonri, afin de donner au timide Denisart le t-^mps de l'exainincr à son aise.

le résullal do ci't examen fut un clignement d'yeux jaloux et uno toux sèche qui était peut-être fort expressive.

Roby abaissa son regard sur lui et le parcourut dos pieds à la tC'le.

— Ah ça ! dit-il, tu n'as donc pas fi\it fortune. Deni.sart? Le pédiint lepril son sourire coij^raint et hau.ssa les

épauU's. Cela faii, il cligna de l'œil et toussa do nouveau.

— .le te comprenfistrès bien, reprit Roi)y avec une bonhomie imperlinenle. — Ça veut dire en français que tu es une victimf- de la sottise du siècle... que tu as trop de mérite pour parvenir, — enfin, des niaiseries banales Si 1'u.çagc des hommes de génie... Il y a du vrai là-dedans, mon pauvre Denisart ;.mais il faut dire au.ssi que ton génie n'est pas de l'cspèco la plus séduisante. — Je [larie (Uie tu as toujours ton idét?

— Tou.iours, répondit Denisart.

— Jlafoi! dit Uoby, il y a des citoyens fort honorabl.es qui ontgagné des millions avec la traite des nègres... En déliniti^^, ton idée n'est pas beaucoup plus diaboliqueque la leur... tu te bornes ijwijrondre aux g<?Hs leur dernier

morceau de paiu... Quand oa y réfléchit bien, c'est tout simple.

— Quand on est pau\Te, grommela Denisart, on doit s'attendre à être mal jugé... surtout par ses anciens amis!... ma pensé* est aussi noble, monsieur Roby, que vous la faites infâme ! Quel est mon but?...

— Ton but? interrompit Roby. — Eh bien, mon garçon, c'est de (aire des pièces de cinq francs avec des centimes...

— Mon but, reprit Denisart avec un? certaine emphase que contredi-ait l'embarras hypocrWe de son regard. — ! c'est de consoler ceux tfui soufi'rent et d'apprendre au pau- ' vre ses droits et sa valeur... Oh! aiouta-t-il en s'échauf- j fant à fî-oid, vous aurez beau faire, monsieur, ma mission est sainte, et je la sens plus belle à mesure qu'on laça- !

omnie davantage! ' j

Roby le regarda en faee et frappa brusquement sur son j

ventre plat. ;

— Sans la diable de figure, Denisart, dit-il, je serais tou- i jours tenté de te prendre pour un apôtre... Et nia'gré ta ■ figure, qui est pourtant une fumeuse enseigne, si la ne \ nous avais pas dit une fois tout ton cliapclct, là-l)a>, à riiôtel du Sauvage, je ne te croirais"' encore coquin qu'à demi.

Roby se leva, Ot une pirouelle sur lui-même et secoua •\igourcusemenl le cordon d'une sonnette.

Deni.-art avait pris la pose d'un liomme qui se résigne on face d'un injuste outrage.

— Ce que je t'en- dis, reprit Roby, n'est pas pour tn fâcher, au moins, mon garçon ; ati contraire, je ne serais pas éloigné de l'aire quelque chose peur toi...

Denisart releva timidement sa p.iupière qui craignait le jour, et rappela son sourire contraint.

— Est-ce que vous (Mes en fonds? demanda-t-il tout bas.

— JModérémeat, répondit Roby. — Daiileurs le prêt n'est pas dans mes habitudes... Mais je ne demande pas mieux que de parler pour toi à quelqu'un de mes amis... la baronne, par exemple... ou le duc de Compans-Maillepré.

— Le duc de Compans? répéta Denisart, — qui a cinq -cent mille livres de rente !

— Ça fait une jolie aisance, n'est-ce pas? dit Roby... On m'a proposé dernièrement d'occuper un emploi dans sa maison, niais tu sens bien que ma position...

— Que veillent ces messieurs? dit un domestique (^li parut à la porte, appelé par la sonnette.

— Mon ami, répliqua Roby, voilà un gTOs quart d'heure que j'attends... c'est inconvenant.

—J'ai prévenu monsieur, dit le valet, fjuc madame la baronne était occupée...

— C'est très bien, reprit Roby,— mais je n'ai pas le loisir d'attendre... Sfadame la baronne fera trêve un instant à ses occupations... Portez-lui cela, mon ami.

Roby Cm d<> sa pe'^he une de fr^s petites cartes où son Domptait écrit en lettres golhiiiu^" au milieu d'un Tmisson de paraphes, cl la tendit ou valci ,jui sortit aussitôt.

— Vous pariiez d'iru emploi ?... dit Denisart.

— Tuloie-moi doue, mon garçon... Je parlais en eftet d'un emploi... 1! s'agit d'être secrétaire en second de monsieur le duc... Cela t'irait-il ?

Denisart avait épuisé ses dernières ressources à vouloir fonder sou fameux journal le Prolétaire. Ce n'était pas uq d(; ces coquins de détail qui se rattrapent par mille petites industries. Il avait son idée ignoble, comme d'autres ont de grandes et belles idées. Il voyait las choses largement, et c'était ^r un grand pied qu'd voulait exploiter la misère.'

De sorte que, tout iuîâreic qu'il était, il courait vraiment ce risque, commun à tous les hommes de génie, le risipie . de mourir de faim. '

Le domestique se montra de nouveau à la porte.

— Jladanie la baronne recevra monsieur un autre jour, dit-il.

— Est-ce à moi que tu parle.=, maraud? s'écria Roby en faisant ce hïut-le-corps extraordinaire au n:ioyen duque

les comédiens prétendent représenter l'aisance du grand seigneur.

Le domestique ne répondit point, mais il oumt la porte à deux baltans et s'effaça, laissant un laj-ge passage.

Denisart, toujours soumis, prit son chapeau et sortit le premier.

— Maraud ! ùii Roby en l'imitant, — la prochaine (ois que je verrai madame la baronne, je te ferai châtier do ton insolence...

Il passa fièrement devant le domestique, élargissant <^a poitrine et fouettant du doigt son jabot absent.

Les apparences étant ainsi sauvées, il rejoignit Denisart dans l'escalier. et passa son bras sous le sien.

— Sais-tu, mon garçon, dit-il, que cette chère baronne joue gros jeu en me traitant avec ce sans-gêne ?...

Denisart garda le silencf^; ils étaient encoTS dans la cour.

Quand ils cureut dépassé la porte cochère et traversé la rue, Denisart répondit sans lever les yeux :

— En 5ai.s-tu assez long pour pouvoir menacer ?

— Menacer et accomplir ma menace.

— Moi, j'étais trop ivre, murmura Denisart... Je ne me souviens de rien... je n'ai que des demi-mots prononcés après coup par l'un et par l'autre... Vais si tu veux tout me dire... Cette barcnnc est bien riche!... Nous pourrons y retourner ensemble.

De!ii.=art et Roby passèrent toute cette journée au café de l'Opéra. — Le soir même, Deni-saft, par l'entremise de Roby et de monsieiu- Rurot, fut placé en qualité rie .secrétaire auprès de monsieur le duc de ("ompans-Mailleeré.

Ce (ut, comme le lecleur peut s'en souvenir, quarantehuit heures après celte scène que Denisart s'introduisit, la nuit, dans le vieil hMel de Maillcpré, par la porte du jardin donnant sur la rue Payenne.

Le vieil hôtel de .Maillepré avait servi quelque temps d'appartement en ville h monsieur le duc. C'était, sous bien des rapports, un endroit précieux et tout plein d'e.xcelleiilcs qualités, mais il avait le défaut d'ètve situé dans ce bonMaçais, que, malgré notre envie, nous ne pouvons <léfendre contre sa réputation de commérage curieux etd'iir.pitoyablc bavardage. .

Le Maraîj, sous ce rapport, est quelque chose d'un peu moins odieux que la province, voilà tout.

On y sait ce qui se passe chez son voisin ; on en parle ; — tout en faisant le boston, tout en répétant pour la millième fois les innocens côlembours du jeti de loto, on glose, on juge, on condamne.

De vieilles demoiselles aigres, dii vieux me.ssieurs qui n'on! point de cervelle, et de vieilles danii's solennellement radoteuses s'y constituent en tribunid sufiicme et mangent leur prccliain avec le peu do dents qui leur restent.

On sait tout dans ces aréopages vertueux, mais dont ii serait juste de noyer les membres comme des chais enragés.— Ce qu'on ne sait pas, d'ailleurs, on le devine. — Ce qu'on ne divine pas, on l'invente.

Où sera la place en enfer de ces bonnes gens, doucement antiiropopliages, qui grignoltent chaque soir un petit morceau de chair humaine !...

S'ils ne s'attaquaient encore qu'aux choses honteuses ou blâmables, il faudrait les louer, malgré l'odeur répugnaiite de leur juridiction. 11 y a dans la naluro dc^ objets laids à lœii, amers au goût, cruels à l'ouïe qu'on ne maudit point parce qu'ils sont utiles.— Mais ces bonnes gens, pour Dieu ! à quoi scrveat-ils? La pointe idiote de leur calomnie s'en va, |)iquant au hasard. Ils mordent le premier venu sans Del. pour se désennuyer, pour rabâcher, poiir avoir qu«.que chose à mettre sous la dent.

Assurément, nous eussions laissé eu repos ces bonnes langues du Marais, qui ne valeiît pas 'd',.-:iieurs le qu»rt de leurs collègues de province, si leur piqitve n'avait atteint j.nnais que monsieur ^.e due deCoinp.^ns et son appnrtemeut en çiîk. La voix publique est un tribunal dont nous

PAUL FÉVAL

ne repoussonfî point la compétence et qui mallieureusement est le seul admis à prononcer sur certainesjjnfamics. Mais monsieur de Compans est ici l'exception,— et ces voix choTûtantes, d'ailleurs, sont-elles une portion de la voix publique ?

Nous abhorrons ces yeux éraillés qui percent les murailles, ces oreilles embéguinées qiR entendent à travers les plafonds...

Cet homme qui jeta par la fen&tre d'un cinquième étage une vieille fille qui écoutait à sa porte, nous semble avoir a-'i avec trop de vivacité, voilà tout, — parce que la vieille tlîle tombant sur le pavé, se releva comme un chat ei court encore...

En somme, une fois par hasard, les cancans du Marais furent bons à quelque chose. Monsieur 1q duc et son secrétaire reculèrent effrayés devant la notoriété publique qui éclaira bientôt le mystère de leurs aventures.

La rue Payenne, la rue des Francs-Bourgeois, la rue Culture-Saiute-Catherino et la rue da Parc-Royal se seraient levées comme une seule rentière pour arracher les yeux de monsieur Burot, si ce digne serviteur n'eût opéré à temps sa retraite.

L'hôtel resta désert. — Nous ne voudrions pas affirmer que les bonnes gens des alentours ne furent pas très désolés d'avoir fait cesser le scandale, puisque l'abandon de l'hôtel leur enlevait un inépuisable sujet de commérages.

Monsieur Burot, cependant, dut se mettre en campagne et chercher un autre appartement en ville.

Ces choses-là se trouvent; il y a des maisons que l'on dirait disposées exprès pour cela. Nos architectes ont tant

d'esprit! .,..,,,

Monsieur Burot, que la frayeur éloignait le plus possible du Marais, où il avait failli porter la peine de son excentrique emploi, découvrit auprès des Champs-Elysées, dans la rue de Ponthieu, une charmante maison qui était douée de toutes les qualités requises.

Cette maison, petite, riante et située h l'extrémité d'un jardin, touchait aux derrières do la rue Montaigne dont une cour plantée d'arbres la séparait.

Au quartier des Champs-Elysées, on est curieux aussi, mais, d'une autre manière. — L'amour y a droit d'asile. C'est la patrie des plaisirs sénatoriaux, des caresses parlementaires et dos passe-temps diplomatiques...

Monsieur Burot, cependant, avait conservé une clef de la porte de l'hôtel de Maillepré qui donnait sur la rue Payenne. Ce lut cette clef qui servit à Denisart pour s'introduire d'abord dans les jardins, puis dans le long corridor qui menait à l'aile droite de l'hôtel.

La porte do la chambre de Gaston était ouverte. Denisart entra. Nous avons dit les évéuemcns qui s'ensuivirent...

Il y avait quatre heures environ que l'enlèvement de Sainte avait j'u lieu. Le jour commençait à poindre. Les murs r:oirs de la façade de l'hôtel de Maillepré se dessinaient sur le ciel monis sombre.

A l'intérieur comme au dehors, il régnait un silence profond.

La tempête do la veille s'était entièrement calrriée. Le ciel était blanchâtre et froid. Un mince tapis de neige couvrait la cour de l'hiMel, def-sinant en relief la rondeur des pavés.

Sur les toitures escarpées et taillées à pic, la nçige avait glihsé, laissant seulement à chaque arèle une frange éclatante.

Le premier son qui vint rompre ce .silence absolu partit de la lo^e de Jean-Marie Biot. On entendit le bruit d'un briquet attaquant la pierre cl presejue aussitôt après la iogo s'illuniiua.

Celui dont l'œil curieux se lût collé aux vitres jaunies de la loge eût a-fsislé au lever du paysan breton.

Sa toilette ne fut pas longue. Il s(;cona ses longs cheveux dont les mèches grisonnantes tombèrent mêlées sur ses larges épaules ; il passa un pantalon et sa veste bretonne,

— puis il se mit à genoux devant une image de la Vierge collée à la muraille de sa chambre.

Sa prière dura longtemps. On eût deviné au mouvement de sa lèvTe que son cœur prononçait tout bas les noms des enfans de Mailli>pré.

Son loyal visage exprimait une mâle et ferme foi.

Quand il eut scellé sa prière du signe du chrétien, il se leva et vint s'asseoir devant sa tâche commencée.

Ses rudes mains saisirent les fils de fer de sa trame et les tordirent avec une sorte de gai courage.

La soirée de la veille avait été bonne. Il avait maintenant des nouvelles de Gaston ; son brave cœur était tout plein do confiance et d'espoir.

Pourtant, après avoir noué quelques mailles de son grillage, ses doigts se firent nonchalans tout-fi-coup. Son regard devint distrait. Il tordit encore quelques fils avec mollesse, puis ses mains retombèrent et se joignirent sur ses genoux.

Ses yeux se levèrent au ciel ; quelque chose de doux et d'heureux vint adoucir la rustique énergie de ses traits.

Sa bouche souriait, son regard avait de naïves, caresses.

— Il rêvait à Gaston.

— 11 ne faudra pas trop se réjouir, murmura-t-il, — quand il nous reviendra... Il faudra être froid et lui dire : — Mademoiselle Sainte a bien pleuré, notre monsieur!...

Il s'interrompit et reprit en secouant sa tête chevelue :

— Oh ! oui, elle a bien pleuré 1... 11 m'écoutera,— il sera triste... mais il ne se battra plus.

Biot avait des larmes dans les yeux et souriait attendri.

— 11 s'aiment tant tous les deux, les chers enfans ! poursuivit-il... — Tant que Dieu les gardera l'un à l'autre, il y aura encore du bonheur sous le pauvre toit de Maille- . pré...

Le crépuscule blanchissait peu à peu !■ s vitres de la loge. Biot, au lieu de reprendre sa tâche, recula son escabelle et vint se placer devant la fenêtre qui donnait dans la cour.

Sur l'appui de cette fenêtre était le manuscrit dont il avait achevé cette nuit même la lecture douloureuse.

11 savait maintenant tout le secret de Berthe.

Sa main se posa sur le manuscrit fermé et son œil attristé tout à coup erra de croisée en croisée, le long des murs de l'aile droite.

Un gros soupir souleva sa poitrine.

— Pour colle-là, murmura-t-il, qui poin-rait lui rendre le bonheur?...

11 demeura un instant silencieux et immobile, puis ses deux poings se fermèrent et sous sc^ sourcils froncés son œil eut une foudroyante menace.

— Ah ! je le trouverai l'infâme ! dit-il ; — je le tuerai comme il a tué la pauvre demoiselle... et Dieu ne me punira pas.

Le cours do ses pensées était changé. — Il se souvenait maintenant que la veille il avait laissé Berthe mourante et tout près de plier sous sa faiblesse exténuée.

L'inquiétude le saisit; bien que l'heure ne fût pas tout à fait venue à laquelle il se rendait d'ordinaire à la chambre de l'aïeule, il traversa la cour à grands pas et monta précipitamment l'escalier de l'aile droite.

Il trouva ouverts la porte de la chambre de Gaston.

(elle circonstance l'étonna médiocrement, parce que la veille, dans son trouble, il avait pu commettra cet oubli de peu d'importance.

La chambre de Gaston était telle- que l'avait laissée le brusijue départ du jeune homme. Le lit restait défait. On voyait éparses çà ei là les diverses pièces de son costume d'ouvrier.

Biot donna un regai-d mélancohquo à cette couche vide et affaissée ; puis, il ouvrit l'armoire pratiquée dans le mur et en retira son habit de livrée.

Il commença sa îoiletle de chaque jour.

Tandis qu'il passait le pantalon, il crut entendre dans la chambre de Sainte un bruit périodique et sourd, dont l'origine était pour lui un mystère.

Il s'arri^ta pour écouter. — Le bruit continuait : c'était comme le ronflement rauque d'un homme qui étouffe en son sommeil.

Biot crut r^^ver. Il no pouvait so rendre compte de ce lait étrnnge, et voulait se pprsuader que cétait une erreur.

Le Gou tendu, l'oreille au guet, il acheva cependant de boutonner sa culotte de livrée et prit son habit pour le revêtir à son tour.

Mais en ce niorsicnt un ronflement plus tort retentit dans la chambre voi'vine, si distinctement, q\]£ les mains do Biot so prirent à trembler et lâchèrent l'habiL qui tomba sur le carreau.

Le bon serviteur, pâle, ému jusqu'à l'épouvante, traversa la chambresur la pointe des pieds, et cntr'ouvrit la porto qui donnait dans l'appartement deSainte.

Lejour était indécis encore ; néanmoins, Biot put voir la lorme noir d'un homme étendu en travers sur la blanche couchette de la jeune tille.

Il poussa un cri terrible, puis frappé d'une rorte de stupeur mortelle, incapable de jeter un second cri, incapable de se mouvoir il s'appuya inerte à la muraille. L'homme étendu sur la couchette n'avait point bougé. Il avait le visage cnloncé dans les couvertures et continuait de ronfler bruyamment.

Quelques secondes se passèrent... La porte de la chambre de l'aïi'ule s'ouvril h son tour. — Berthe, chancelante, décolorée, se montra sur le seuil...

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