‹ Les amours de ParisChapitre 87 sur 190 · LE BALLET · texte numérisé non relu

LE BALLET

L'émotion passa des places fashiotiables aux galeries et loges supérieures. Chacun s'entretenait de lady B..., de Son Altesse Royale, et du diamant de la couronne.

— Voilà ce que c'est, dit mistress Crubb à mistress Footes, que de sedégaiiter pour montrer ses bijoux!

— L'orgueil est un grand péché ! ajouta mistress Black en faisant minede rattacher son agrafe de cornaline, qui n'en avait pas besoin.

— Hélas! mesdames et voisines, soupira mistress Crosscairn ;— la vanité a perdu bien des ladies.

L'entretien continua sur ce ton amusant et instructif entre ces dignes commerçantes. Plus d'un passage de la Bible fut cité par mistress Dodde, qui était presbytérienne, rétorqué mistress Bull, qui était épiscopale, et paraphrasé par mistress BlooQiberry, qui était dissidente.

— Mngt mille livres! disait pendant cela la grosse Dorothy Burnett;— oh! monsieur O'Chranc, vingt mille livres!...

— Ni plus ni moins, Dorothy, mon cœur, à ce qu'il paraît; le diable m'emporte!... c'est une jolie affaire.

— Une jolie affaire, monsieur!,.. C'est un vol qui mérite la corde à coup sûr I

— Que Dieu me damne, Dorothy, la corde , comme vous dites !... oui, la corde, mon C(Eur, de par l'enfer !

— C'est le jour des vols! s'écria le petit Français Lantures- |- Luces en faisant irruption dans la loge de lady Campbell ;— rÇ; voulez-vous me permettre, milady?... miss , voulez-vous me 4' permettre?... On ne pourrait trouver, je parle très sérieuse- -^ ment, dans tout Londres un plus ravissant éventail.

— Et a-t-on rejoint le voleur , vicomte ? demanda lady Campbell. '

—.Le voleur, madame?... Je vous prie, parlez-vous de mon voleur ou de celui de lady B..., de mon lorgnon ou de sa bague?

— Eh ! vicomte, on dit que le diamant valait vingt mille livres.

— Madame, Son Altesse Royale est riche, et je ne suis qu'un pauvre gentilhomme... mon lorgnon m'avait coûté deux guinées, ;i Paris, rue Richelieu,— Richelieu's-Street, madame!... Mais ceci n'est pas la plus triste nouvelledela journée, je parle très sérieusement, et j'en sais une qui vous intéressera davantage... Ah! voilà ce cher marquis!... je ne vous avais pas reconnu... Comment allez-vous, très cher, Je vous prie?

— Vous m'inquiétez, monsieur, dit lady Campbell'; de quelle nouvelle voulez-vous parler?

— J'oubliais... mais vous la savez peut être, puisque ce cher marquis... non?... Eh bien! j'aurai l'avantage de vous l'apprendre... il s'agit du pauvre cher Frank... Frank Perceval, madame.

Depuis le commencement du spectacle, disons mieux, depuis le bal de la veille, miss Mary Trevor était plongée dans une sorte d'engourdissement moral qui la rendait insensible. Elle avait gardé durant toute la soirée un silence morne, et la présence de Rio-Santo avait été cette fois impuissante à galvaniser son apathie. .

Lady Campbell la croyait malade, et l'accablait de petits soins auxquels miss Trevor ne prenait point garde.

Un observateur, au fait de ce qui se passait depuis quelques mois à Trevor- Uouse, n'eût point été du même avis que lady Campbell. Il eût deviné ce soir, sinon auparavant, qu'un poids trop lourd pesait sur le cœur de celte pauvre entant, un poids qui devait finir par l'écraser s'il n'était à temps soulevé et rejeté loin d'elle. Il eût deviné qu'une souffrance occulie minait sourdement celte pSle fille, dont la molle volonté ne savait pas repousser le poison qu'on lui offrait ' comme un remède. , .,,.,;.. ,, , , , . ii

PAUL fèvâl;

Et il en eût h^ toiiclié profoiidénient.car la douce beaulo de miss Trevor aipclail riiiléiêi en même temps que sa dis Jincllon exi|uiM' in- pliait ce respect que tout Anglais gaideà lavériiahle noblesse

Or, le marquis de Rio-Santo était un observateur, et un observateur assurément non vulgaire; en ouire, il savait mieux que personne ce qui se passait à Trevor-House depuis quelques mois. .

Aussi devinait-il tout ce que nous venons de dire; et bien plus encore, il devinait la naiure de celle souffrance cachée; il la savait. — 11 sa\ait que le poids écrasant sous lequel gémissait le cœur de Mary, c'eiait l'incerlitude, le douie, les ténèbres, ineeriitude apportée par autrui , doute factice, ténèbres laborieusement amassées autour d'elle.

11 savait que, livrée un jour ù elle-même, un seul jour, elle se fût élancée là où l'appelait la vraie voix de son âme, cette voix qu'on avait étouffée, t'alsiliée, cetie voix qui taisait maintenant le nom aimé pour prononcer de force un autre nom appris dans les larmes ;— mais il savait que ce jour ne viendrait pas, ne pouvait pas venir; que lady Carapnell veillait, sentinelle attentive; que l'illusion, morîeile qu'elle pût être, serait entretenue soigneusement, sans relâche, sans pi.ié...

Parce que lady Ca pbell, arrivée au somniet de ce monceau de sopliismes éehafaudés à prodigieuse dépense d'esprit, était désormais invinciblement persuadée.— Ceci d'autant mieux que «a persuasion venait d'elie-raênie, que c'était son esprit qui en avait imposé à son cœ^r, et que, pour nne cervelle pai\eiiue à ce puini d'auto-supbisiicaiion (s'il est par niistress Brown, qui était mélliodiste , comiiienlé par permis d'employer un terme aussi effrayant), l'évidence n'est plus qu'un paradoxe.

Y a-t il au monde, en effet, des gens plus rigoureusement convaincus qOe les charlatans de bonne foi ?

Rio-Santo savait tout cela.

Aimait il jdonc assez passionnément miss Trevor pour se faire le coiiiplice clairvoyant de la eruauié aveugle de lady Campbell '/• Son amour était il de ceux qui renversent toutes barrières et .mettent, pour franchir un obstacle, le pied sur toutes choses?

Non. — Son amour était réel ; mais, comparé à l'autre sentiment qui était en lui, qui était lui tout entier et plus que lui, son anii'ur descendait à un plan inférieur. C'était un seniime; t secondaire, sacrilié, un prélexe peut-être.

Ce pourquoi il eût brisé toutes barrières ; ce pourquoi il eùi po^é le pied sur une chose sainle, — sur la tête d'un ami, — sur le cœur d'une amante,— afin de s'élancer mieux etp us loin, ce n'était pas de l'amour.

C'était ce qu'il appelait son ambition, ce qu'un artiste eût appelé son idée, un conquérant sa poliiii)ue. — C'était une pensée vaste, un désir immodéré, une passion raisonnée.— Celait la contenipla'.ion d'un but, aperçu d'abord aiitrefois comme une luiur lointaine, et qui, à niesurequ'ilav.iilnionté dans la vie, avait grandi, grandi jusqu'à se faire soleil, jusqu'à brûler son imagination qu'il emplissait de rayons trop anlens.

Entre lui et le but, Mary était un degré.

Mais que le lecteur n'aille point se méprendre et jauger Rio-Santo à la mesure de ces'bour^eois Lovdaces qui se font de l'amour un hameçon pour pêcher la fdriune; qu'il ne le compare pas même i es don Juans diplomatiques qui (irrirent par les femmes , comme on dit, pour exprimer par des mots acceptables une ignominieuse idée.RioSanto n'éiait ni l'un ni l'autre, parce que sa passion dominante était pure de tout intérêt personnel.

Faut-il le dire d'ailleurs? eùt-il eu le même but, il aurait encore été autre. Sa nature , qui semblait jetée dans un moule plus large que celui de son entourage, comportait une somme de sentimeiis plus considérable. Chez les autres hommes, tout ce qui n'est pas l'amour détruit ou combat l'amour, chez lui, point d'exclusion, deux passions de nature communément contraire existaient contemporainement et d'accord, occupant sa tête et son cœur, prenaut chacune sa

part sur sa vie et suivant leur cours sans que la plus puissante éteignît la plus faible.

Ceux (|iii l'ont connu, ceux que l'explosion de sa pensée fit-trenililer, co iime eût pu taire l'éruption d'un vo'canau milieu des deux millions d'Iiabiians de Londres, pourraient dire tout ce qu'il y avait en lui de jeunesse, de charme, d'amour franc, sincère , de volupté entraînante et sans arrière-pensée.

Il méditait et calculait autantqu'un premier ministre, asissail'iavantage, et trouvait le temps derêvgf comme un poète et d'aimer comme un fiu.

11 aimait à tort, ù travers; et comme si le hasard eût pris à tâche d'é" arter toute ronce du sen'ier de savie. le remords d'amour était pour lui chose impossible. Son but lui épargnait le remords, non pas en voilant l'œil de sa conscience, mais en lui donnant une excuse pour ebaque intidéliié,en lui montrant chaque victime, lorsqu'elle appai teiiail à certaine caégorie, comme une dépouille opiine. un trophée, une parcelle conquise du grand œuvre an(|uel il aspirait.

Ce n'éiait donc pas seulement l'anioiir qui le poussait vers miss Trevor. L'amour avait eu son moment, son jour; il ra\ait adorée quelque soir au bal ; il l'aurait possédée peutêtre et vaincue comme il avait vaincu tant d'autres femmes, si une pensée plus sérituse et haute ne se fût jetée à la traverse de sa fantaisie.

Il voulut faire de miss Trevor sa femme, et il la respecta.

Et, s'il avait eu la force de mater ainsi son désir, si souverain d'ordinaire, qu'on juge s'il pouvait s'arrêter de\ant une irrésolution déjeune fille I

Peut être espérait il vainrre cette irrésolution, car il est impossible de penser qu'il n'eût point la conscience du puissant attrait exercé par lui sur les femmes;— peut être ne prenaiiil point tant de souci.

Lebut, ilvoyaii le but: il marchait.

Lorsque monsieur le vîcohite de Lantures-Lnces prononça, dans la loi:e de lady Campbell, le nom de Frank Fer. eval, le petit Français dut être étonné de l'effet produit. RioSanto tressaillit comme un lion au repos qui senijr;iii l'aiguillon d'une guêpe à travers l'épaisse égide de son cuir; lady Caiii|)bill perdit son sourire et fronça le sourcil; raissTrevor re eva soudaiiiemeiil sa iolietète affaissée et tourna vers le vicomte un regard avidement interrogateur.

Lantiires-I.U'-es n'était guère habiiuéà un pareil succès. Il s'aircta pour se fa re désirer davautuge.

— Eh bien I monsieur? dit miss Mary; — eh bien ? Rio-Santo quitta la place qu'il occupait derrière la jeune

fille et se glissa auprès de Laniures-Luces.

— Je parle sérieusement, dit ce dernier ; c'est une fâcheuse affaire.

— Au nom de Dieu, monsieur!... commença Mary, dont la détresse faisait pitié.

— Ne parlerez-vous pas ? Interrompit sèchement lady Campbell.

— Si fait, madame... Ce pauvre Frank s'est battu en duel.

— En duel ! répéta Mary haletante.

— El il a été blessé... ,

— Légèrement, monsieur, n'est-ce pas? interrompit encore lady Campbell avec un signe de tête qui demandait impérieusement une réponse afFrniative.

— Je vous demande pardon , répondit Lantures-Luces; dangereusement, madame... fort dangereusement.

— Frank I... blessé 1... murmura faiblement Mary, qui mit la main sur son front pâle et ferma les -yeux.

— Quant au nom de son adversaire... reprit Lantures- Luces.

Il s'arrêta tout-à-coup : le marquis venait de lui serrer violemment le bras.

— Dien, très cher, je vou.s, comprends , reprit-il ; — mais serrez moins fort... ma discrétion est connue, je pense!... et d'ailleurs, j'ignore le nom. de celui qui a blessé le pauvre Frank.

LES MYSTÈRES DE LONDRFS

Lady Campbell et Rio-Santo échangèrent un regard; d'un ciiié. ce fut niie(|uesiion; de l'auire, un aveu.

Miss Trevor laissa glisser sa main le long de son corps et rouvrit les yeux.

— rTa-t-on pas dit que Frank Perceval est blessé? murmura t-elle, — blessé dangereusement, mon Dieul

La !y Campbell voulut lui prendre la main, mais Mary cliancela sur son laulcuil et tomba de côté privée de connaissance.

Lanturcs-Luces se relira pour aller conter cet incident aux danilies de la loge infernale, et aussi pour voir de plus près et de plus bas la signera Brioita q i entrait en scène.

— Pauvre en l'an I! dit l&dy Cjmpbell en mettait son fl.icon de sels sous les narines décolorées de sa nièce;— aii ! milord, qu'avez- vous fait !

— Il m'avait insulté, madame, et il est mon rivall

— Rival inallieureux , monsieur! car cet évanouissement prouve seulement que Mary se souvient du compagnon de sa jeunesse... Pauvre Frank!... Moi aussi, monsieur, je suis désolée... Veuillez demander ma voilure, milord, voici Mary qui reprend ses sens.

— L'n seul mot, madame! dit le marquis d'un ton suppliant ;— aurais-je perdu vos bonnes grâces en faisant ce que lûutgenlKnian efit fait à ma place?

— Je ne sais, milord... je ne sais... Et si la pauvre Mary ne vous ainiaii pas, je crois... La voilù qui re-ient, monsieur!

RioSanto baisa la main de lady Campbell et se dirigea d'un pas rapide vers l'entrée du liitâtre.

— Il faut que rtemaiii tout suit liui! raurmura-t-il ;— cetévénement doit liftter le dénuûment, et à tout prix je serai le mari de miss Trevor.

— Pauvre Frank! répétait pendant cela lady CampbeU; — il doit être bien n'a'heureux!... Mais je tremble en pensant que cette blessure aurait puailein!re le marquis.... Quel coup affreux c'eût été pour cette chère enfant!...

La signera Briolta récoltait un nombre incalculable de bouquets et de bravos. Les galeries su; érieun s, silencieuses ou a peu près penda:;l la pièce, menaça ent de s'abîmer maintenant sous les liépigoenicns de la iiiultilude.

iSois jugeons à propos de taire au Icit ur les réllfxions diverî.es qu'échangèrent, à propos du talent de cette célèbre danseaise, mistnss Brov.n, mis ress liUick, mistress Crubb, niisircss Dood et mistress Blooniberry. Quant aux dires de mistress Bu I, de mistress Fooies et de mistress Crosscaini, nous crO; ons devoir les passer sous silence.

— D- parl'cnfer! Doroihy, ma chère dame, — que diable! xlit le capitaine, voici uiiesauierelle assez drôle, je pense!

— Soyez sûr, monsieur O'Chrane, qu'elle est attachée au plafond p.*r un fil de fer.

— Le croyiZ-vous, mon amour?

— Je vois le lil, monsieur O'Chrane... Tenez... chaque fois qu'elle saute en montraiit.,. ce qu'elle devrait cacher, la Moabile! le lil remue.

— 11 remue, de par Dieu! mon cœur, ou le diable m'emporte ! s'écria le capitaine ;— je veux être damné s'il ne remue pas!

— Vous sentez, reprit mistress Burnett avec suffisance,— que quand on est attaché au plalond comme une marionnette, il n'est pas bien malin de laire ainsi des sauts de brochet.

— Ma foi, Dorothy, que je sois pendu! vous avez raison, mon amour I

— El dire qu'on fait payer cela quatre shellings! conclut lûgiqu ment la grosse laverniére des Aimes de la Couronne, — et qu'il m'en coù;e à moi une agrafe d'une livre!... Jai connu bien des hommes qui, à votre place, m'auraient donné dé,à une autre agrafe, monsieur O'Chrane... mais c'étaient des gens généreux et comme il faut.

Le capitaine reçut le choc sans broncher et répondit seulement:

— Je n'ai jamais douté, mon cœur, que vous n'ayez connu bien des hommes. Dans le nombre, que Dieu me damne! et sans me compter, il a pu naturellement se trouver quelque genUemaD...

Dr.ns la ]o;.p in/- rurj le. le petit Fiançais Lantures-Luces se démenait comme un possédé. Il jetait des couronnes, il jetait des boiitpiets, il criait brava, il criait délicieux*, il criait i^iry wetl\

Et, tout en travaillant ainsi, il trouvait encore moyen de parler immodérém- nt.

Susjunah et la comtesse de Derby se retrouvaient seules dans la loge de celte dernière. Les visites avaient pris fin. La comtesse, bonne et prévenante, parla de Bri;>n, et Susannah écouta avec bonheur cliacune de ses paroles. Quand lady Ophelia se tut, .Susanna'i la remercia naïvement, livrant ainsi son secret et divulguanld'un mol son amour, comme si elle n'eût point tu que, dans le monde, l'amour est chose qu'il faut caclier.

La comtesse lui prit la main en souriant. -

— Je voudrais être votre amie, dit Susannah.

— Je suis la vôtre, madame, répondit Ophelia; — quand vous serez heureuse comme ce soir, venez vers moi ; la vue de votre oonlieur me consolera ; cpiand vous souffrirez, venez encore, venez surtout : on souffie moins lorsqu'on est deux à soiifrir.

Susannah la regarda étonnéi?.

— Vous, si brillante, si belle, murmura-t-ellff;— vous parlez de souffrir I

— Que Dieu vous préserve, madame, dit Ophelia en essayant de sourire encore, — vous qui êtes plus brillante et plus belle , d apprendre que , contre certaines souffrances, noblesse et beauté sont impuissantes à nous protéger.

Susannah pressa doucement la main de la comtesse entre les siennes.

— Je n'ai jamais aimé que vous et lui, pensa-t-elle tout haut ; — celles qui ont une sœar sont heureuses...

Elles ne se séparèrent que sous le péristyle du théâtre, après le spectacle.

— La voilure de madame la princesse deLongueville! cria un groom à brillante livrée.

Susannah avait presque oublié son noble nom. Ltf comtesse lui dit^idieu lourmonier elle-même dans son équipage.

Susannah s'élança dans le sien. — A peine y était-elle, qu'une main d'homme ferma la (portière.

— Princesse, dit eu m -me temps la voix de Tyrrel l'aveugle qui était assis ù côté d'elle,— nous sommes loin d'hier soir ei de la Tamise, n'est-ce pas?... Remeiitz-moi l'objet qu'on vous a coniié.

Susannah lira de son sein, sans répondre, la bague, toujours envelo|ipée dans le papier où Snail l'avait mise, et la lendit à l'aveug e, qui la prii.

— C'csi bien, dit il. Demain, vous aurez de la besogne, madame. 11 \ous faudra soigner un malade et mettre un baiser sur le front d'un liouime qui ii'esi pas e Très Honorable Brian... Maisc'est au Très Honorable aussi, et Perceval vaut Laiicesler..,

Page 1