‹ Les amours de ParisChapitre 89 sur 190 · LE TAP · texte numérisé non relu

LE TAP

Jamais, au grand jamais on n'avait vu Bob Lantern s'occuper si activement d'une chose qui ne le regardait point. Les coups de canne du bon capitaine O'Chrane semblaient lui avoir communiqué un entrain extraordinaire, et, lorsque Snail, de retour de son expédition, revint à The P'pe and Pot, Bob travaillait des pieds et des mains ù déblayer le tap, empli de décombres, pour faire plaisir, disait-il, à son ami l'bonnète Mich.

L'honnête MirU ne paraissait point animé à son endroit d'une gratitude fort chaude.

Il avait toujours ses coudes sur la table et sa tête entre ses deux mains. Sa tumeur avait grossi et se montrait blanchâtre, veillée de sang, sous les mèches humides de ses épais cheveux roux.

Bob interrompait parfois son travail, dans lequel du reste il était aidé par trois ou quatre vagabonds à mines patibulaires, pour venir s'asseoir auprès de Mich.

— Bois un peu, mon garçon, lui disait-il; mais ne bois pas trop. Quand on a bu, on fait du bruii et pas de besogne... Je l'ai vu laper comme il convient quelquefois, sous London- Bridge; mais tu as affaire ce soir à un vigoureux drôle... Ileureusemunt, Mich, mon honnête Mich, Ton» Turnbull est une brute qui frappe en aveugle, et si tu l'es laissé loucher il la tempe, mon vieux c'est que tu avais lui...

— Toni ne viendra pas, répondait IMii h, exprimant involontairement son espo r; —c'est un lâche!

— C'est un lâche, Mich, un vrai lâche, mai%.il viendra... Oh ! j'irai le chercher, s'il ne vient pas. Dieu me damne !... par intérêt pour toi, Mich, men garçon.

Quelqu'un qui eût observé le visuge de Bob tandis qu'il soufflait ainsi ses paroles ù voix basse dans l'oreille de Mich, aurait reculé de dégoût et d'effroi. La sueur perçait soas ses cheveux durs et bas plantés; ses yeux scintillaient cau- (eleusenienl derrière les poils abaissés de ses sourcils. Une convulsion périodi(|ue agitait les muscles de sa f:;ce, et, à chaque angle de Sa bouche, il y avait un petit flocon d'écume qu'il essuyait sans cesse et qui, sans cesse, reparaissait.

Tout l'ensemble de sa physionomie exprimait avec une énergique hideur l'instinct do ciuauté féroce, peureuse et terrible i la fois qui était quelque part au fond de Sa nature,

et que recouvrait d'ordinaire l'appétit insatiable et victorieux qui le poussait ine(ssamment à la déprédation. Le masque de bonhomie que revêlait parfois son visage, dans la joie de l'aMdilé assouvie ou dans le besoin de tromper, s'était violemment déchiré et laissait voir à -nu l'effiayant caractère de celte ligure où tous les penchans mauvais qui peuvent vicier le cœur d'un homme avaient laissé tour-à-tour leur stigmate.

Ce n'était pas Satan, car Satan ose, et quelque farouche grandeur a survécu à sa chute; c'était un démon Inconnu, ignoble, repoussant, odieux des pieds à la tête, un démon qui n'était pas tombé du ciel, mais engendré par l'enfer même... si ce n'est faire tort à l'enfer que de le comparer aux impurs et venimtux cloaques où naissent les truands de Londres I

En voyant cet œil sanglant éclairer sourdement l'anguleux pêle-mêle de lignes (|ui, se heurtant comme au hasard, donnaient en ce moment au laid visage de Bob une vigueur réellement diaboli(|ue, on se fût repenti d'avoir souri naguère à ses patelines et gauches allures. Le bouffon s'était fait hyène, et rien de plus atroce que ces iransiormalioBS dont l'histoire nous fournit de si redouiables exemples!

Depuis deux heures il était lit, tâchant d'échauffer le sang inerte de Mich, soufflant sans relâ.;he l'esprit de colère et de discorde, prêchant, raillant, priant tour-à-lour.

Car, depuis deux heures, une haine furieuse bouillonnait au dedans de lui contre Tom Turnbull, — et il n'osait pas attaquer Tom lui-même face à face. Tom lui faisait peur. Qui ne sait ce que la peu,r ajoute de fiel à la haine?

Lorsqu'il quittait Mich, son champion, durant une minute, c'était pour préparer le /op qu'il avait marqué dans sa sagesse comme un lieu parfaitement convenable à la lutte annoncée. Le tap était vaste ; son sol gardait le niveau, et la poudre épaisse qui le couvrait, annulant les dangers véniels de la chute, prolongerait le combat, et lui donnerait pour résultat pres(iue certain une sanglante catastrophe.

Oh ! quell'î allégresse sauvage brillait sous les sourcils de Bob en traçant les deux lignes qui dé:)ignaient la place à prendre par les deux ad\ersaires ! Comme il se déiciiailaux mortels tableaux que voyait son imagination excitée ! En ce moment, pour lui faire lâcher prise, il eût fallu le bras d'un séant, — ou bien encore l'appât de quelques guinées, car Bob, en s^s plus folles colères, avait un côte sensible, tendre, éminemment vulnérable. Son avarice sans limites ne doimait jamais que d'un œil.

Snail avait repris son costume naturel et portait sous le brasses habits d'emprunt arrangés en paquet. Il vint se rasseoir à sa place, vis-à-vis de Mich et à côté de Madge.

11 y avait deux heures qu'il était parti. Madge n'avait pas bougé ; elle n'avait pas non p'us ouvert la bouche, si ce n'est pour boire de temps en'temps une gorgée de gin. Sa pipe brûlante et humide était touiours entriî ses dents. Ni le labac, iii le «in, ni le rhum n'avaient produit le moindre effet sur elle.

Au contraire, la pauvre petite I.oo, brisée par l'ivresse et la l'aligne, était tombée sans mouvement au milieu de son bal extravagant. On la voyait, étendue à terre, dans le coin même où elle dansait tout-.i-l' heure. Ses forme grêles se dessinaient sous l'étoffe de sa robe, trempée d'ale et de sueur. Sa bouche ouverte respirait pénililemeni et rendait à chaque aspiraiion un râle rauque, haletant, affreux â entendre. Elle avait la tête renversée, et d'admirables cheveux bionds, seuls débris dune beauté polluée en son germe, ruisselaient sur le sol autour d'elle. Ses joues hâves et creusées avaient deux taches de fsu aux pommettes, et ses paupières demi-baissées laissncnt voir l'émail terni de ses grands yeux.

Elle dormait.

BobLaniern jeta en tapinois sur Snail un regard de rancune et se, leva sans mot dire pour aider â déblayer te tap.

— IIo hé ! s'écria Snail, tout le momie dorl il ici?., ma jolie Ma^lge ne me dit seulement pas bonsoir; Mich, mon beau frère, a l'air d'un bumfà l'abattoir; ce vieil hypocrite de Bol) me regarde cl s'en va.,. Ct Loo... où diable eU Loo, ma jolie Madge?

LES MYSTÈRES DE LONDRES

Madge étendit silencieusement la main vers le coin où gisait la pauvre petite fille.

— Tues un gros coquin, Midi, dit Snail, de laisser comme cela ta femme... Que lui fjudrait-il, îi Lon?.. un peu de gin, pardieu ! ei elle serait gaillarde comme loi et moi.

11 lit le tour de la table et s'approcha de sa sœur.

— Pauvre Looi dit-il. Mie brûle comme un tison de coke!.. Elle éioutfe comme cela, la tète en bas... I.oo ! Loo!

11 la secoua, et la petite lille se leva à demi pour retomber lourdement a terre.

— Loo ! Loo ! répéta Snail en Ikhant de la soulever. Loo mit ses deux mains sur sa poitrine haletante,

— Oh ! oh I dit-elle d'une voix creuse ; — j'ai du feu... du feu là dedans!

— Ton verre, Madge I s'écria Snail.

Madge passa le verre plein de rhum à Snail, qui l'approcha des lèvres de sa sœur. Celle-ci le but d'un trait. Elle ouvrit les yeux alors, se leva et se prit à rire.

— Du tabac 1 dit-elle;— j'ai fait un bon somme, pardieu!.. Qui veut danser avec moi ?

Le rhum venait d'engourdir pour un instant sa souffrance, et la pauvre lille se croyait guéi ie.

Elle voulut entraîner Midi, qui grogna et la repoussa rudement; puis elle s'en prit à la jolie Mad^'e, qui pouvait en effet fort bien servir de cavalier ; puis enfin, elle s'en alla danser seule dans son coin.

Le verre de rhum avait réchauffé son ivresse. Ses longs cheveux blonds tombaient, épars et mêlés, sur son visage. Elle riait et grimaçait derrière ce voile, comme une enfant qu'elle était.

El c'était cliose faile pour serrer le cœur douloureusement que de voir cette précoce victime du vice secouer pour ainsi dire son agonie et trouver dans l'ivresse ce qu'il fallait de force pour épuiser swn dernier souille.

— Attention, Mich, mon ga-çon,dit Bob, qui vint s'asseoir auprès du lighterma», — j'entends du bruit dans la rue. Ce sont eux.

Mich se redressa et parut écouter attentivement. Son regard hébété se baissa comme par un mouvement subit de terreur.

— Les voilà lies voilà! s'écria Snail ;— Mich, de par Dieu ! lève-toi! lève-loi romme un bon garçon... Tu as peur, je pense... Madge, n'a-t-il pas peur?

— Non, Snail, non, il n'a pas peur... Mich est un brave... N'est-ce pas, Mich ?

Celait Bob qui parlait ainsi, et tout en parlant, il interrogeait avidement la physionomie eflrayée du liglilerman.

— Du diable s'il ne tremble pas comme la feuille! grommtlat-il; — il faut pourtant que ce coquin de Tom ait son compte !.. Ah! Tempérance I Tempérance !..

Bob grinçait des dents et serrait convulsivement les poings.

— Ma bonne mistress Witcb, dit-il tout bas, avez-vous mis à chauffer ce que je vous ai dit?

— J'ai mis une mesure de rhum, monsieur Bob, j'ai mis deux mesures de gin, un quart de pinte d'eau-de-vie de France, une demi once de canelle et un verre de sherry.

— C'est cela, raa bonne dame... Est ce chaud?

— Bouilliin», monsieur Bob... Je vais vous le servir.

Peg Witeh disparut un instant et revint presque aussitôt avec un bowl fumant, dont l'acre vapeur la taisait tousser en chemin.

— Allons, Mich 1 un verre de grog, mon fils ! cria joyeuseineni Bob... ça te donnera du cœur, inoii garçon... Tu n'en manques pas, je le sais bien, pardieu! — maison n'en a jamais trop.

Bob versa le brûlant mélange à la ronde. Mich but son verre d'un trait; Madge l'imila; Suail fit la grimace, et jeta ce grog de nouvelle espèce qu'il déclara détestable.

— Le fait est, dit Madge, profitant du muaient où elle avait ôté sa pipe pour boire,— le lait est qu'il n'est pas assez fort.

— Un autre verre, Mich ! reprit Bob.

Micb but un second verre.

Comm'^ il achevait, un violent coup de pied lança la porte en dedans.

— Quand je vous disais que c'étaient eux ! s'écria Snail ; les voilà! voilà le /un qui va comsnencer... le Jun, vive le fun I The fan for ertr * !

En parlant, il s'était levé. — Bob vrrsa un troisième verre à Mich, qui, dans son trouble, l'avala jusqu'à la deri-iière goutie.

Bob le reg.irda en face. L'ini'rle visage de Mich s'animait insensiblement. Ses paupières battaient; les veines de son front segnnnaient.

Ce (|ue voyant, Bob saisit le bowl à moitié plein encore et le brisa sur le carreau delà salle.

— Il en a assez! murmura-t-il, — et il ne faut pas que Turnbullen gnùte!

Snail, cependant, s'était élancé vers les nouveaux arrivans. C'étaient Tom Turnbull, le gros Charlie, Milchell, et deux ou trois autres des matelots nocturnes du bon capitaine Paddy. Tous, ils étaient ivres; seulement Turnbull l'était un peu plus que les autres.

Ils entrèrent en chantant, et couvrirent Peg Witch de malédictions en guise de salut. On leur fit place autour d'une table.

— Je suis ici, leur dit Snail, avec ma femme Madge, mes gais camarades ; mais je ne puis vous offrir à boire parce que Mich est mon beau-frère et boit avec moi... Allons-nous commencer la dansé?

— Ah! Mich est ton beau-frère! répliqua Turnbull. C'est bien. Je vais l'assommer.

Bob avait suivi Snail tout doucement. Il donna une ronde poignée de main à Tom Turnbull.

— Allons, allons, mon vieux Tom, dit-il; Mich est un bon garçon et va deveniniotre camarade... Est-cequ'on ne pourrait pas arranger cela ?

Tom, malgré son ivresse, regarda Bob d'un air soupçonneux.

— Puisque tu t'en mêles, toi, dit-il d'un air sombre, il y aura un crâne brisé ce soir... peut-êlredeux... que veux tu?

— Je veux vous calmer tous deux, mon vieux compagnon, reprit Bob en mettant dans sa voix une nouvelle dose de miel.

— Tu veux nous donner le diable au corps. . . c'est bien. . . j'ai mes seconds... va-t'en!

Bob s'en alla retrouver Mich. Celui-ci n'était plus le même homme. Son torse robuste s'était redressé. Il y avait une flamme sauvage dans son regard. Le grog infernal de Bob faisait son effet.

— Mou garçon, dit ce dernier, ce diable de Tora ne veut entendre à rien !

— Quel Tom? demanda Mich, dont l'épaisse cervelle se troublait en même temps que son sang s'échauffait.

Bob pressa du doigt la tumeur qu'il avait au-dessus de Toreille.

— Celui qui l'a fait cela, pardieu! murmura-t-il; le coquin de Tom Turnbull.

Are nom, Mich tressaillit convulsivement et asséna sur la table un coup de poing qui fit sauter les verres et les cruchons.

-Où est-il? Où est il ?s'écria-t-il;— ah! je vais le tuer cette fois !

— Puisses-tu dire vrai ! pensa Bob.

Snail battait des mains et répétait sur tous les tons quo le bal allait commencer. Il ne se trompait pas. Turnbull avait entendu la menace de Mich; il se leva et l'appela par son nom. L'instant d'après, le /ap présentait l'aspect d'un champclos. Tous les chalands de The Pipe and Pot étaient rangés en galerie autour de l'arène tra( ée par les soins de. Bob Lantern. Derrière les hommes on voyait, montées sur des bancs apportés, Peg Witch, Assy-la-Rousse, et Loo qui chaulait toujours d'une voix creuse et monotone.

Madge avait, bien entendu, sa place marquée parmi les

' Formule anglaise, sorte de Tivat t ItfunpourtoMjoun t

PAUL FEVAL.

hommes. Son chapeau, sa veste, ses boites, sa pipe et sa baiLe lui donnaifiit in.-onteMablcm. ni droit à cet hoi.ueur.

Pfg Witch et FOU aidedi'-eanip Assy avaient fermé là devaiiture de la lavcrtK'. îl était l'iiis d-- miiuiil.

Miih ctTunibiili étaient p'ncés \is-:Vvis l'un de. l'au're, Turnbiill assisté par le gros Cliarlio, Mi h par Bvib Linleni, sonnoiivflami. — SiMil et MildK'll ieiiaii ni, l'un du vulnéraire (c'est-à-dire de la sau^'e infusée dans de 1 eau de-vie), l'autre un pot de pommade contre It^s cjittusiniis. Ces deux baumes sortaient rie la pharmacopée de Peg Witrli, dont le bouge était fiéqupmniinile théSirede ces sortes d'éb ;ls.

Les deux ciiampinns commencèrent àse mesurer du regard, tandis que Bob et Charlie discutaient les conditions du combat.

A ce moment, on frappa douci^ment à la porte de la rue. • — N'ouvre pas, Peg ! s'écria Mitchell, ou je J'étrangle ! ce sont les policemcn.

La tavcrnière était allée mettre son oreille sur les planches mal jointes de la p'Tte.

— Ouvrez, Peggv', ma bonne, dit une voix ù l'exlérieur. C'est un ancien ami (lui vient vous voir et vous n'aurez pas à vous repentir de sa visite.

— Que Dieu me pardonne ! murmura Pe; , c'est la voix de Giibert Paterson. que je n'ai pas vu «lepnis dix ans, et qui est, dit-on, maintenant, l'homme d'affaires du riche comte deWhite-Manor... Seigneur I c'est le dernier homme que j'aie aimé, pourtant.

— PepETN' ! ma chère amie ! Peggj' '.

— Du diable si je n'ouvre pas, dit la lavernière mettant fin à ses incertitudes ; — en tout cas, Gilbert Paterson était

*un coquin ; il a droit d'entrer ici.

Elle lira les barres de la porte, et l'intendant du comte entra.... 11 était enveloppé d'un vaste manteau. Son chapeau tombait sur ses yeux.

— Bonsoir, Peg, dit-il en changeant toutà-coup de ton ; — bonsoir.

— Seigneur Dieu ! Gilbert, comme vous avez grossi, —et vieilli, — et grisonné, mon homme !

— lîien, Peg!... On se bat chez vous, ce soir? j'attendrai que la bataille soit (inie.

— Pour quoi faire?

— J'ai besoin d'un coquin sans peur et sans entrailles, Peg ! i — Pardieu !• Gilbert, vous aurez ici a choisir... Aidez-moi, I je vous prie, à referni'^r ma porle.

1 Les lourdes barres furt^nt remises en place. Paterson, qui * avait l'air soucieux et fort abattu, s'assit tout seul à une table. Pes remonta sur son banc.

Une vivecootesiation s'était engagée sur la question de savoir si le con'b-it serait a merci ou à mort.Turnbu'.l penchait pour la première solution ; mais IMich, eï<ité par Dob et surtout par Ih fameux grog, ne voulait entendre ù rien. Snail ne se possédait pas de joie.

De temps en temps, lorsque le fracas de la discussion se taisait, on entendait la voi.\ rauque et monotone de Loo qui chantait.

On frappa une seconc^e fois h la porte delà rue.

— Peg ! noire damnée! dit- on rudement au dehors ; ouvre, OU je mets le feu à ton repaire.

Peg- reconnut sans doute la voix, car elle s'empressa de tirer les barres de sa porte.

Un homme de taille au dessus de la moyenne et d'une carrure herculéenne entra; il était, comme Pater.'nn, rouvert d'un vAsie manteau, doutlo capuchon rabattu lui tenait lieu de coiffure.

— Bob est-il ici? demanda-l-il.

— On est en irain de se battre, répondit Peg.

— C'est bien I

Le nouvel arrivant se dirigea vers le fop.

— Jus(|u'â la mori I huilait Mich en ce moment; —je veux tuer ou être tué! mille diables!

^ — Deux mille diables! mon garçon, tu dis bien, répondit l'homme au manteau qui, écartant la foule ù droite et à gauche, s'avança entre les deux combatlans; la mort... vous en

valez la peine tous les deux ; et, d'avance, j'arlicte deux guinées le. corps du vaincu... Le marché vsv:s va-t il?

Ce disant, i! ryi'la en aniéo son capuchon.

— 1-ibhop!... r.isliop le burktur ! murmura l'assislarxc avec un frémissement de crainte. '

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