‹ Les amours de Psyché et de Cupidon, avec le poëme d'AdonisChapitre 12 sur 53 · LIVREE · texte numérisé non relu

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en cachette , et se faisoient signe du doigt que leur maître étoit attrapé» Les bordures de cette tapisse* rie étoient toutes pleines d’enfants qui se jouoient avec des massues , des foudres et des tridents ; et l'on To^oit en beaucoup d’endroits pendre pour trophées force bracelets et autres ornements da femmes.

Parmi cette diversité d’objets, rien ne plut tant à la belle que de rencontrer partout son portrait , ou bien ‘sa statue, ou quelque autre ouvrage de cette I nature. 11 sembloit que ce palais fût un temple , et Psyché la déesse à qui il étoit consacré»

Mais de peur que le même objet, se présentant si souvent à elle , ne lui devînt ennuyeux , les fées l’a voient diversifié, comme vous savez que» leur imagination est féconde. Dans une chambre elle étoit représentée en Amazone; dans une autre , en nymphe , en bergère , en chasseresse , en Grecque , *' en Persane , en mille façons différentes , et si agréables , que cette belle eut la curiosité de les éprouver, un jour l’une, un autre jour l’autre; plus par divertissement et par jeu , que pour en ‘ tirer aucun avantage , sa beauté se soutenant assea d’elle-mcme. Cela se passoit toujours avec beaucoup de satisfaction de sa part , forcç louanges de la part des nymphes, un plaisir extrême de la part du monstre , c’est-à-dire de son époux , qui avoit mille moyens de la contempler sans qu’il se montrât. Psyché se fit donc impératrice , simple bergère, ce qu’il lui plut. Ce ne fut pas sans que les

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