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Ne cHassez poiql aux oiire , aux sangliew , aux lioi^ ; ^ Gardez-vous d’irritéi; toj^s ces monstres félons : , j. Laissez les animata qui fiers et pleins de ragç , ^ v,
Ne cherçjient leur salut qu’en montrant leuj courage^ . Les daims et les chevreuÙ^^s , en fuyant ^vMt yoxis, , , Donneront à vos wns des plaisirs bien plus dot»*., ,
Je vous aime, et macrmnte a d’assez-)ustes^cau^: ^
11 sied bien en,amptir.4« .Ç?^®i®fdre tqp^es. choses, , , , Que deviendroip-}e., h^wl si le. sort jigomewc y
Me privoit poiir jamais de robjel de mes vœux f . . .
Là , se fondant en pleurs qn yoit CTOÎjtre ses charaes. Adonis lui répç)jpd;S!^pin,e|it par, des larmes. •
Elle ne peutp^^:|^^ CW fpwables li^lff i ^ .
Cent humides ^^isemadièyeitt^^^ ,
O vous, tristep plaisirs oit leur, aine se poiq, ^, , , f Vains et,derniçrs efforts d’une imparfaite joie,
Moments poiir.„qui le sort rend leurs vœi« |uperllt^ , Délicieux moments , vous ne reviendrez plus !. ^
Adonis voit un char dc^ndre de la nue : ^
Cythérée-y montant d,i^parpît à sa
C’est en vain que.des yeux ilia suit dans les airs ; .
Rien ne s’offre k ses sens que rboreem: des désprte.
Les vents , sourds à ses cjis , renforcent leur baleine : Tout ce qu’il vient de voir lui semble une ombre vaine. 11 appelle Vénus , fait, retentir les bois ,
Et n’entend qu’un écho qui répond à sa voix.
C’est lors ,qne , repassant dans sa triste mémoire Ce que naguère il eut de plaisirs et de gloire,
Il tâche à rappeler ce bonheur sans pareil : , i,. •
Semblable à ces amants trompés par le sommeil ,
Qui rappellent en vain pendant la nuit obscure Le souvenir confus d une douce unposture. i
2î4 adonis.
Tel Adonis repense I» l’heur qu’il a perdu U le conte aux forets j et n’est point entèndu : ‘
Tout ce qui l’environne est privé'de teddrcssè j Et , soit que de$ doiileui^ là nuit ènchanteresse Plonge les malheureux ali 'süc de Ses pavots ,
Soit qiie rà’stré’dù jour ramène lèum tràvatui i ’ ‘ ‘
Adonis sans relÂohë aux! ptaînteit s'âb'dhdonne ;
De sanglots ’redoimlés sa denàëure réwnne.'
Cet amant ‘toùjdnm pléuji«’, et'tdüjoürs les' Zëphyrè En volant ■vèr8T*4^h6s;liè^î^chài^ës de sdupim.
La inofle oisîVeteJ'la’triste'soliiü'de', ‘ ^
Poisons doüt fl hôurrit|sa nôirè in^uiëtèide , ' "
Le livrent tout 'entier au vain rèiaohvçnir Qui le vient ûialgré lui sans cessë entretenir.
Enfin , pout' divertir l’ennùi qui le possède On Iqi dit que la chasse est Uni puissant' remède. Dahs’ces lieux pleins de jpâîx,'Seul avecipie Tamour Ce plaisir occupoit les hërqs d’Üeüfoùr.'
Adonis les assemble et sè plaint' de l’outrage ] ' ‘
Que ces champs ont reçu d’ùn sanglier plein dé raige,
Ce tyran dés forêts porte partout l’efiroi ;
Il ne peut rien soufiHr de sÛr autour de soi :
L’avare labouréûr se plaint à sa famille Que sa dent* a détruit l’espoir dé la faucille:
L’un craint. pour ses vergers, l’autre po.ur ses gUerets.' Il foule aux pieds les dons de Flore et de Cërès': Monstre énorme et cruel , qui souille 1m fontaines , ■
Qui fait bruire les monts , qui désole les plaines " • ' Et, sans craindre l’efibrt des vbisins alarmés ,
S’apprête à recueillir les grains qu’ils ont semés.
T&cher de le surprendre est tenter l’impossible ;
Il habite eu un fort épais , inaccessible.
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Diqitirüc! by Googlt
V O E ME. aa5
Tel on voit qu’iin brigand fameux et redouté Se cache après ses vols en un autre écarté, '
Fait des champs d’alentour de vastes cimetières ,
Ravage impunément des provinces entières ,
Laisse gronder les lois , se rit de leur courroux ,
Et ne craint point la mort, qu’il porte au sein de tous: L’épaisseur des forêts le dérobe aux supplices.
C’est ainsi que le monstre a ces bois pour complices.
Mais le moment fatal est enfin arrivé Où , malgré sa fift-eur , en son sang abreuvé ,
Des dégâts qu’il a faits il va payer l’usure.
Hélas ! qu’il vendra cher sa mortelle blessure !
Un matin que l’Aurore au teint frais et riant A peine a voit ouvert les portes d’orient ,
La jeunesse voisine autour du bôis s’assemble :
Jamais tant de héros ne s’étoient vus ensemble.
Anténor le premier sort des bras du sonuneil ,
Et vient aû rendez-vous attendre le soleil ;
La déesse des bois n’est point si matinale :
Cent ibis il a surpris l’amante de Cépliale ;
Et sa plaintive épouse a maudit mille fois ‘
Les veneurs et les chiens , le gîbiér et lés bois.
11 est bientôt suivi du satrape Alcamène ,
Dont le long attirail couvre toute la plaine.
C’est en vain que ses gens se sont chargés de rets ;
Leur nombre est assez grand pour ceindre les forêts.
On y voit arriver Bronte au cœur indomtablé, .
Et le vieillard Capys , chasseur inf iligablé , ' ’ ■ ” • '
Qui , depuis son jeune âge ayant aime les bois ,
Rend et chiens et veneurs attentifs à sa voix. ^
Si le jeune Adonis l’eût au$si voulu croire , '
Il n’auroit pas sitôt traversé l’onde noâre. ' ' ' ' • •
Comment l’auroit-il cru, puisqu’en vain ses amours L avoîent sollicité d’avoir soin de ses jours ?
Par le beau Callion la troupe est augmentée. ’
Gilippe vient après, fils du riche Acantée.
Le premier, pour tous biens, n’a que les dons du corps j L autre , pour tous appas , possède des trésors.
Tous deux aiment Chloris , et Chloris n’aime qu’elle :
Ils sont pourtant parés des faveurs de la belle.
PlJcgre accourt, et Munas, Palmire aux blonds cheveux, Le robuste Crantor aux bras durs et nerveux ,
Le Lycien Télame , Agénor de Carie ,
Le vaillant Iriptolème honneur de la Syrie,
Paphe expert à lutter, Mopse à lancer le dard ,
Lycaste, Palémon, Glauque, Hilus, Amilcar;