‹ Les amours de Psyché et de Cupidon, avec le poëme d'AdonisChapitre 44 sur 53 · LE QUINQUINA · texte numérisé non relu

LE QUINQUINA

Se puise en la mélancolie , -

J’ai deux jours de repos, puis le mal sm^enant Jette un long ennui sur ma vie.

Ainsi parle l’école et tous ses sectateurs;

Leurs mcdades debout après force lenteurs

Donnoient cours à cette doctrine : ,

La nature , ou la médecine ,

Ou l’union dès deux , sur le mal agissoiL Qu’importe qui ? l’on guérissoit.

On n’exterminoit pas la fièvre , on la lassoit. '

Le bon tempérament , le séné , la saignée;

Celle-ci , disoient-ils , ôtant le sang impur ,

Et non comme aujourd’hui des mortels dédaignée ; Celui-là purgatif innocent et très sûr (Us l’ont toujours cm tel ) ; et le plus nécessaire , J’entends le bon tempérament ,

Rendu meilleur encor par le bon aliment ;

Remettoient le malade en son train ordinaire.

On se rétablissoit , mais toujours lentement.

Une cure plus prompte étoit une merveille.

Cependant la longueur ntinoit nos facultés.

S’il restoit des impuretés ,

Les remèdes alors de nouveau répétés ,

C^sse, rhubarbe, eufimmainte chose pàreille,

Et surtout la diète , achevaient le surplus ,

Chassoient ces restes superflus ,

Relâchoieut , resserroient , fitisoieut un noyivel homme ;

Un nouvel homme ! un homme usé .

Lorsqu’avec tant d’apprêts cet oeuvre se consomme ,

Le trésor de la vie' est bientôt épuisé.

Je ne veux pour témoins de ces expériences

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