‹ Les amours de Psyché et de Cupidon, avec le poëme d'AdonisChapitre 45 sur 53 · CHANT PREMIER · texte numérisé non relu

CHANT PREMIER

Qiie les peuples sans lois , sans arts', et sans sciences:

Les remèdes fréquents n jibrègent point leurs jours , . > ' Rien n’en hâte le long et le paisible cours^ - •

Telle est des Iroquois la gent presque immortelle :

La vie apres cent ans chez eux est encor belle.

Ils lavent leurs enfants aux ruisseaux les plus froids.

La mère au tronc d’un arbre , avecque son carquois , Attache la nouvelle et tendre créature ; .!••• •

Va sans art apprêter un mets non acheté.

Ils ne trafiquent point des dons de la nature; ' '

Nous vendons cher les biens qui nous ont- peu coûté. L’âge où nous sommes vieux est leur adolescence.

Enfin il faut mourir ; car sans ce commun soit* ‘ '

Peut-être ils se mettroient à l’abri de la'mort '> • ‘ ‘

Par le secours de> l’ignorance. ' t . i • ;

Pour nous , fils du savoir , ou , pour en parler mieux, Esclaves.de ce don que nom ont fait les dieux, ,

Nous nous sommes prescrit une étude infinie. ^

L’art est long , et trop courts les termes dé la vie ;

Un seul point négligé fait errer aisément. ,

3e prendrai de plus haut tout cet enchaînement,

Matière non encor par les Mmes traitée ,

Route qu’aucun mortel en ses vers n’a tentée s Le dessein en est grand , le succès nialaisé ;

Si je m’y perds, aù moins j’aurai beaucoup osé. ’

Deux portes sont au coeur ; chacune a sa valvule.

Le sang, source de vie> est- par l’une introduit ; <

L’autre huissière permet qu’il sorte et qu’il circule ,

Des veines sans cesser aux artères conduit.

Quand le cœur l’a reçu, la cbéleur naturelle Eu forme ces esprits qu’animaux on appelle.

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