‹ Les amours des anges, et les melodies irlandaises, de Thomas Moore. Traduction de l'anglaisChapitre 15 sur 81 · MÉLODIE IV · texte numérisé non relu

MÉLODIE IV

La dernière rose l'Été fleurit dans l’isolement $ toutes ses belles compagnes se sont flétries sans retour : à ses côtés, on 11e voit plus de fleur , plus de bouton de rose , pour réfléchir ses rougeurs , et pour lui rendre ses soupirs !

Je ne te laisserai pas, pauvre solitaire ! languir sur ta tige ; puisque tes soeurs reposent , va sommeiller près d’elles. Par pitié pour toi, je disperse tes feuilles sur la terre où dorment tes compagnes du jardin , dépouillées de leur fraîcheur et de leurs parfums.

Puissé-je ainsi suivre de près les douces visions d’ Amitié et d’ Amour , à mesure qu’elles disparaissent du cercle magique et brillant des joies de la vie.

Quand les coeurs fidèles ne palpitent plus, quand les âmes tendres se sont envolées , oh ! qui voudrait

IOI

MÉLODIE V

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