MÉLODIE XXVI
Quand celui qui t’adore (i) h’aura laissé derrière lui que le nom de sa faute et de ses douleurs , oh ! dis , pleureras - tu s’ils noircissent la renommée d’une vie quia été livrée pour toi ? Oui , pleure ! et quel que soit l’arrêt de mes ennemis, tes larmes l'effaceront ; car le Ciel est témoin que , coupable envers eux , je n’ai été que trop fidèle pour toi !
Tu étais l’idole des rêves de mon premier amour; chaque pensée de ma raison t’appartenait : dans mon humble et dernière prière à l’Etcrncl, ton nom sera mêlé avec le mien. Oh ! bénis soient les amans et les amis qui vivront pour voir les jours de ta gloire ; mais après cette joie , la plus chère bénédiction que puisse accorder le Ciel , c’est l’orgueil de mourir pour toi!
(1) Ces vers font allusion à une histoire racontée dans un vieux manuscrit irlandais , qui est trop longue et trop triste pour être insérée ici.